<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160</id><updated>2012-02-16T20:46:04.632-08:00</updated><category term='Baise moi'/><category term='Fun  Home'/><category term='queer'/><category term='héroïnes'/><category term='Bourges'/><category term='Paradoxia'/><category term='Gossip'/><category term='Nadine'/><category term='Sexe Public'/><category term='danse'/><category term='genre'/><category term='usa'/><category term='business de la musique'/><category term='La Roux'/><category term='Fairmont'/><category term='Caster Semenya'/><category term='Manu'/><category term='nantes'/><category term='Montréal'/><category term='40 ans après mai 68'/><category term='top'/><category term='Canada'/><category term='The XX'/><category term='FTA'/><category term='Preciado'/><category term='Andy Butler'/><category term='sasquatsch'/><category term='Bowie'/><category term='9 octobre'/><category term='Disco'/><category term='Alison Bechdel'/><category term='Androgyne'/><category term='test de féminité'/><category term='Five O Clock'/><category term='Danton Eeprom'/><category term='point éphémère'/><category term='musique electronique'/><category term='sport'/><category term='queer comics'/><category term='lesbiennes Kate Moss'/><category term='Mutek'/><category term='Hercules and Love Affair'/><category term='Tarantino'/><category term='riot'/><category term='leibovici'/><category term='Despentes'/><category term='Antony'/><category term='bonne année'/><category term='Le Tigre'/><category term='masculinité'/><category term='Chloé'/><category term='Johanna Fateman'/><category term='M.I.A'/><category term='Border Community'/><category term='musique'/><category term='beth Ditto'/><category term='synthés'/><category term='Men'/><category term='mode'/><category term='interview'/><category term='Jd Samson'/><category term='Lydia Luch'/><category term='post-porn'/><category term='electrelane'/><category term='Sprinkle'/><category term='filles'/><category term='Louise Lecavalier'/><category term='Agyness Deyn'/><category term='déséquilibres syntéhtiques'/><title type='text'>VELO ROUGE</title><subtitle type='html'>music.culture.interviews</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>23</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-2943369189677921650</id><published>2010-04-30T05:22:00.000-07:00</published><updated>2010-04-30T05:27:20.558-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paradoxia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='déséquilibres syntéhtiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lydia Luch'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/S9rMaLZZIXI/AAAAAAAAAFw/zsqIdPlCVMM/s1600/LUNCH.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 128px; height: 96px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/S9rMaLZZIXI/AAAAAAAAAFw/zsqIdPlCVMM/s320/LUNCH.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465905847875477874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NAKED LUNCH&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Icône de l’underground new yorkais 70, Lydia Lunch nous plonge dans l’Amérique profonde à travers une poignée de textes autobios, et son contraire, l’art, à travers plusieurs interviews d’écrivains. Ahurissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Lydia Lunch, on connaît la silhouette de tigresse qui se déploie, féline et dénudée dans les films de Richard Kern, la voix tantôt grave, tantôt hurlée entendue sur ses disques solo et multiples collaborations depuis le début des années 80 (de Nick Cave en passant par Sonic Youth), la posture hardcore. Peu en revanche, l’écrivain. En trente ans, Lunch n’a pourtant pas cessé d’écrire : plus de 200 chansons, des spoken words, mais curieusement assez peu de littérature, qu’elle tient pour son influence principale. «  La musique a toujours été là pour habiller les mots », explique-t-elle. « A13 ans, j’ai lu Last Exit to Brooklyn de Selby. Et aussi Artaud, Miller, Genet, qui restent mes auteurs préférés. Ce sont ces livres qui m’ont donné le courage d’être moi et de foutre le camp de chez mes parents à 14 ans». &lt;br /&gt;Dans sa bibliographie, minimale, quelques nouvelles (Incriminating evidence en 1992), un comic flippant et psychotique(Toxic Gummo), un recueil de poésie (Adulterers Anonymous en1982)et surtout Paradoxia, journal d’une prédatrice paru en 1999. Un livre terrible, d’une crudité et d’une noirceur extrême, dans lequel elle raconte vingt ans de sa vie : la fuite du foyer paternel incestueux pour les rues crades du new York punk et défoncé de la fin des années 70, sa lutte (qui plus que par l’analyse passe par le corps, l’expérience) pour dominer ses obsessions, ses appétits dévorants jamais assouvis. Pétri du même matériau, Déséquilibres synthétiques, recueil de courts récits qu’elle a accumulé ces dix dernières années dans son disque dur, assorti de quatre interviews réalisées pour des magazines (Hubert Selby, Nick Tosches, Jerry Stahl, Ron Athey) parait en comparaison un poil fade de prime abord. On y retrouve certes l’univers de Lunch, mais le style semble s’être un peu empâté- trop d’adjectifs, et une propension à l’analyse et à la glose (sur Dieu, la guerre en Irak) qui freine un peu la lecture -quand Paradoxia transmettait la jouissance de l’expérience pure. &lt;br /&gt;Passée cette réserve, l’ouvrage, qui renferme de vraies réussites et fulgurances, vaut amplement le détour. Pour la première fois, Lunch se replonge dans son enfance à Rochester, ses huit ans, les émeutes de 1967, sa mère qui l’abandonne sur un coup de tête et la vire manu militari de sa voiture, son père monstrueux, sale, inquiétant qui se bourre la gueule tous les week-ends pendant quarante huit heures d’affilée et joue la virginité de sa fille au poker.. Mais même si certaines scènes sont ahurissantes, c’est avec « Johnny » (récit d’une relation autodestructice à la lisière de la santé mentale) et surtout « la Bête »qu’elle atteint son meilleur niveau. En une cinquantaine de pages âpres, incandescentes, rythmées par des passages de La Liquidation de l’opium d’Artaud, La Bête, qui raconte l’histoire du batteur dément de Teenage Jesus ( le premier groupe no wave de Lunch) est un petit chef d’œuvre de subversion, de cinégénie, de déchiquetage à la mitraillette du rêve américain, reformaté ici en dope-detox-hosto-prison. Embarqué dans une bagnole lancée à fond, on glisse dans le West Side new-yorkais à la rencontre des gangs de blacks, de travelos putes portoricains qui se vendent pour 5 dollars. Et Lunch excelle dans ce portrait d’outsiders, de loosers incapables de mettre fin à leur jour qui se détruisent au compte-goutte, jour après jour, mus par des forces qu’ils ne maîtrisent pas. Car s’ils sont vrillés par la structure familiale, les personnages de Lunch sont avant tout des produits de l’Amérique, de ses perversions, de sa structure viciée, de sa banlieue sans fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géraldine Sarratia &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lydia Lunch : Déséquilibres synthétiques, traduit de l’anglais par Virginie Despentes, ( Etats-Unis), Au Diable Vauvert,  207 p, prix ?&lt;br /&gt;Big Sexy Noise ( Sartorial records)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3 questions à Lydia Lunch &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vivez depuis de nombreuses années à Barcelone. Retournez vous aux Usa ? &lt;br /&gt;Jamais. L’idée d’y faire un saut me rend malade. Je préfère vivre dans un ex –pays fasciste que dans un pays qui de mon point de vue est en train de le devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne lisez plus de romans. Pourquoi ? &lt;br /&gt;Je n’ai plus de temps pour les romans. Je lis des essais, de la philosophie, des bouquins scientifiques, des bios, des témoignages. : Je veux de l’expérience, de la réalité. Je ne sais pas comment on écrit un roman. J’ai une écriture automatique, je ne fais pas d’ébauches, pas de brouillons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous sortez un nouvel album rock avec le groupe Big Sexy Noise. Quels sont vos autres projets ?&lt;br /&gt;Je travaille sur un scénario basé sur mon expérience. Il débuterait à mes 16 ans et traverserait ma vie.. J’ai aussi pensé à nouveau livre «  Road Whore », qui raconterait la vie en tournée, les rencontres, la nuit, d’une perspective féminine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-2943369189677921650?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/2943369189677921650/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=2943369189677921650' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2943369189677921650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2943369189677921650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2010/04/naked-lunch-icone-de-lunderground-new.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/S9rMaLZZIXI/AAAAAAAAAFw/zsqIdPlCVMM/s72-c/LUNCH.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-2487829936829332039</id><published>2009-09-08T05:24:00.000-07:00</published><updated>2009-09-08T05:51:07.177-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='9 octobre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='The XX'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='point éphémère'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;The XX au Point éphémère le 9 oct !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un des groupes les plus attachants du moment. Un de ceux dont vous avez besoin le matin en vous réveillant, qui semble ne parler qu'à vous Ils s'appellent the XX, sont 4 ( deux filles et deux garçons), viennent de Londres et composent des chansons pop cristallines , le plus souvent chantées à deux voix.   On pense à Cure (les guitares lointaines, le flanger) aux Cocteau Twins, Lee Hazelwood ou à rien, et se contente de se laisser emporter par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cristalised &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Teardops&lt;/span&gt;, la superbe reprise de Womack &amp;amp; Womack. On en reparle très vite. En attendant grouillez vous d'acheter votre place !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="560" height="340"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Pib8eYDSFEI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Pib8eYDSFEI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WrVgCCUQ3fQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/WrVgCCUQ3fQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;cite&gt;www.&lt;b&gt;point&lt;/b&gt;ephemere.org&lt;/cite&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-2487829936829332039?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/2487829936829332039/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=2487829936829332039' title='13 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2487829936829332039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2487829936829332039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2009/09/xx-au-point-ephemere-le-9-oct-cest-un.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-1419390553007232345</id><published>2009-08-31T06:54:00.000-07:00</published><updated>2009-08-31T06:57:03.619-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='masculinité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='test de féminité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sport'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Caster Semenya'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='genre'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpvWKaIcKWI/AAAAAAAAAFI/Knb7tHxLJM8/s1600-h/Caster.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 128px; height: 89px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpvWKaIcKWI/AAAAAAAAAFI/Knb7tHxLJM8/s320/Caster.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376126054498576738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ETRE UNE FEMME&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous n'allons pas permettre aux Européens de décrire et de définir nos enfants&lt;/span&gt; » : ses mots, prononcés par Leonard Chuene, le président de la Fédération sud-africaine d'athlétisme lors de la conférence de presse organisée pour recevoir «  La fille en or de l’Afrique du Sud », montrent bien, si besoin, que la polémique Caster Semenya a largement dépassé les frontières de l’athlétisme. Après une victoire du 800 m- elle a pulvérisé du record existant de 2 secondes- la jeune femme à la voix « rauque » a été soumise à un « test de féminité » : Pour l’IAFF il y avait un en effet un « doute visuel » -le terme peut inquiéter. La championne a été soumise à une batterie de tests par une équipe composée d’un endocrinologue, d’un généticien, d’un psychologue et d’une spécialiste du genre. Depuis les jeux olympiques de Sydney, la pratique, développée lors des jeux de Bucarest en 1966 (à cause de lanceuses de L’Est un peu trop performantes et barquées), n’avait plus cours. Car difficulté, il existe de moins en moins de critères fiables pour déterminer l’identité sexuée. Génétique ? «  D&lt;span style="font-style: italic;"&gt;epuis les années 90, et la prise en compte des intersexués, les généticiens savent bien qu’un code XX ne suffit pas à garantir « la vraie » femme »&lt;/span&gt;, explique la sociologue Catherine Louveau spécialiste des questions de genre dans le sport. Hormonal ? « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’entraînement intensif à haut niveau provoque des modifications hormonales. Les Hommes eux même secrètent des taux de testostérone très variables&lt;/span&gt;», poursuit-elle. Psychologique ? « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on connaît l’existence de disjonction entre le sexe de naissance,celui auquel on se sent appartenir&lt;/span&gt; », poursuit Louveau, qui parle de « procès de virilisation » pour désigner les mises cause dont font l’objet les sportives femmes ( Longo, Navratilova, Mauresmo…) dès qu’elle sortent de la norme dominante. .«  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le sport fonctionne comme un conservateur des modèles dominants de masculin et de féminin &lt;/span&gt;», explique-t-elle. Car c’est bien de cela dont il est question ici, et pas d’une performance phénoménale – la question du dopage n’ayant même pas été abordeé. « Que la masculinité n’appartienne pas exclusivement aux hommes, ça terrifie, renchérit la théoricienne de genre Marie Hélène Bourcier, co-auteure d’un ouvrage collectif intitulé «  Les Fleurs du mâle ». Pour des raisons de privilèges sociaux , et de confort,elle est pourtant très attirante pour les femmes, qui n’ont pas arrêté de se viriliser». Bourcier pointe également une autre lecture, raciale, celle là. « C&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ulturellement, et c’est lié à l’histoire de l’esclavage, on reproche toujours à la femme noire d’être dans l’excès. Forte, puissante. Le battage autour de Semenyna me fait penser aux foires de freaks du 19 ème siècle, qui mettaient en scène sexe et race.&lt;/span&gt;» Les résultats des tests qui statueront sur le sort de Caster Semenya seront connus « dans les trois semaines ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géraldine Sarratia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Louveau et Anaïs Bohuon : « Le test de féminité, analyseur du procès de virilisation fait aux sportives » dans l’ouvrage  Sport et genre XIXe – XX e siècles , L’Harmattan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les fleurs du mâle. Masculinité sans hommes ? »,coordonné par Marie-Hélène Bourcier et Pascale Molinier. , 250 p.L’Harmattan, 24,50 euros.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-1419390553007232345?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/1419390553007232345/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=1419390553007232345' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/1419390553007232345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/1419390553007232345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2009/08/etre-une-femme-nous-nallons-pas.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpvWKaIcKWI/AAAAAAAAAFI/Knb7tHxLJM8/s72-c/Caster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-4226982871843970682</id><published>2009-08-25T03:33:00.000-07:00</published><updated>2009-08-25T03:40:43.654-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Roux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='synthés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='filles'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpO_f5uNUEI/AAAAAAAAAFA/pSa_njWTS3o/s1600-h/La+Roux.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpO_f5uNUEI/AAAAAAAAAFA/pSa_njWTS3o/s320/La+Roux.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373849335174615106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LA ROUX LIBRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mèche rebelle, look androgyne : la tête de proue de la synth pop britannique fait tourner le monde à son rythme avec un premier album bourré de tubes, qui mêle influences 80, science dancefloor et songwriting très personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 23 avril. Une foule très hype s’attroupe devant le Point éphémère, sur les bords du canal Saint Martin à Paris. La salle accueille une soirée Kitsuné où se produisent Who Made Who, The Juan Mac Lean et La Roux. Et n’en déplaisent aux circonvolutions néo-disco des protégés des très pointus labels Gomma ou DFA, c’est pour cette dernière qu’on a fait le déplacement. Programmée en fin de plateau, la jeune femme attise les curiosités. « Mais tu crois qu’elle va chanter en vrai ?ça va pas être du play back ? » «  J’adore son look », entend-t-on à la volée dans la foule agglutinée. Depuis que le label electro a sorti en exclusivité sur une de ses compilations son premier single, Quicksand (une variation sur les sables mouvants de l’amour, trente après Bowie), la jeune Anglaise jouit d’une hype qui ne semble pas prêt de faiblir. Après un plébiscite sur les blogs, Youtube, et dans les charts (son second single, l’explosive In for The Kill s’est classée n° 2 des ventes en Angleterre), elle squatte désormais les pages de choix des NME, Guardian, qui en ont fait la tête de proue d’une nouvelle electro-pop féminine à synthé, aux côtés des Lady Gaga, Little Boots, The Cock’n Bullkid. Un amalgame qui la rend furax « Musicalement on a rien à voir. Little Boots est influencée par les années 90, Gaga par le r’n b. Mon truc ce sont les années 80 », explique-t-elle, avec raison. Sa musique, celle qu’elle produit sous le nom de La Roux avec son comparse Ben Langmaid, évoque davantage Depeche Mode, Erasure, Yazoo ou Prince (pour les rythmiques funkoïdes et décalées) que la dance-porn-r’n’b d’une Lady Gaga. Côté look, on se trouve encore à des années lumière. Avec son physique androgyne à la Bowie, sa grande mèche qui couvre la moitié de son visage -quand elle n’est pas dressée sur sa tête-, et son look ultra pointu, mix de fringues de créateurs (Lacroix, Margiela) et d’accessoires de rave kid ultra branchée, La Roux, ou plutôt Elly Jackson, 21 ans, détonne. C’est pourtant une jeune femme empreinte de timidité qui monte sur scène ce soir là. Toute de noir vêtue, un énorme camé autour du cou, mèche dressée, elle s’avance vers le micro, le rouge aux joues. Très classe, et presque sans filet : derrière elle, seuls deux musiciens aux synthés l’accompagnent. Le groupe sa manifestement encore besoin de se roder, mais dès les premières minutes, Elly, avec sa gestuelle très rockabilly et son falsetto éraillé, aimante les regards et dégage l’aura d’une petite star en puissance. « Je sais que ça peut paraître prétentieux, mais j’ai toujours su que deviendrais songwriter. Un de mes amis se souvient que je le disais déjà à l’école maternelle! »,  explique-t-elle le lendemain, assise dans le patio d’un grand hôtel parisien, le visage à moitié dissimulé par sa déjà légendaire mèche rousse. Elevée par à Brixton dans le très multiculturel Sud Est de Londres par des parents acteurs de théâtre, et très compréhensifs Elly fait son éducation musicale en piochant dans la discothèque de son père. « On écoutait beaucoup de rock des années 50 et de folk, Neil Young, Crosby Still, Nash &amp; Young, Nick Drake. Gamine j’étais totalement dingue de Chuck Berry ». A cinq ans, elle apprend Peggy Sue à la guitare et se met, dans la foulée, à composer des chansons. Elle garde un souvenir affreux de sa scolarité (« les autres filles se moquaient sans cesse de mon allure androgyne »), et arrête à 18 ans, persuadée que rien ne vaut l’expérimentation. Elle passe une bonne partie de son adolescence traîner dans les rues de Brixton, à fumer des joints et écouter du reggae. «L’été à Brixton, tu entends cette musique partout : elle s’échappe des  boutiques, des voitures. Si tu fermes les yeux, t’es dans les Caraïbes. J’ai jamais écouté les Ramones, les Doors, ou Led Zep, comme les filles du Nord de Londres.» La découverte de la musique électronique et de groupes tels que Justice, MIA, The Knife, par le biais de la scène rave et club, à 16 ans, révolutionne son horizon musical. « Je sortais le vendredi soir et rentrais le lundi matin, sans dormir.  Le folk, qui m’avait aidé à trouver qui j’étais, m’est subitement apparu comme une musique de l’auto-apitoiement. Tout d’un coup, je me sentais prête entrer dans le monde ». C’est lors d’une de ces nuits sans sommeil qu’elle rencontre Ben Langmaid, un producteur et musicien plus âgé qu’elle, qui préfère aujourd’hui rester dans l’ombre. «C’est lui qui a apporté les références du début des années 80, les Talk Talk, Tears for Fears », poursuit-elle. Ensemble, ils composent dans chansons, à leur rythme, sur une période de cinq ans, pendant laquelle Elly vit une relation houleuse. « Toutes mes chansons parlent d’expériences vécues, de sentiments. In for the Kill raconte un voyage à Paris. J’étais venu dire à quelqu’un que je l’aimais. Bulletproof, ces moments où te dis que tu ne referas pas les mêmes erreurs ; Quicksand, ceux où tu touches le fond. Dans ces cas là j’écris très vite, en quelques heures ». Une urgence que parvient à retranscrire son très abouti et tubesque premier album. Car, au-delà de leur rythme synthétique irrésistible, de leur hédonisme, les chansons de La Roux ont cette faculté à faire basculer l’auditeur dans de l’intime, dans les affres du sentiment amoureux. « Je crois que j’ai besoin d’expérimenter, de souffrir pour être capable d’écrire. Et là, en ce moment, je suis heureuse, ça craint ! Je ne sais pas comment je vais faire pour mon deuxième album. En plus, je devrais bosser dans un temps limité, c’est indiqué sur mon contrat. Mais t’inquiètes, je ferai exactement comme je voudrais.  »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géraldine Sarratia &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Roux  (Polydor)&lt;br /&gt;www.myspace.com/larouxuk&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-4226982871843970682?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/4226982871843970682/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=4226982871843970682' title='53 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/4226982871843970682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/4226982871843970682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2009/08/la-roux-libre-meche-rebelle-look.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SpO_f5uNUEI/AAAAAAAAAFA/pSa_njWTS3o/s72-c/La+Roux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>53</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-9189003106166877120</id><published>2009-08-17T03:23:00.001-07:00</published><updated>2009-08-17T03:29:24.169-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gossip'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='beth Ditto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lesbiennes Kate Moss'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SokwAtu5xII/AAAAAAAAAE4/lxcU-64mrTM/s1600-h/Beth.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 103px; height: 130px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SokwAtu5xII/AAAAAAAAAE4/lxcU-64mrTM/s320/Beth.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370876819450479746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CGERALD%7E1.INR%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"&gt;&lt;/o:smarttagtype&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !mso]&gt;&lt;object classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id="ieooui"&gt;&lt;/object&gt; &lt;style&gt; st1\:*{behavior:url(#ieooui) } &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:ChollaSlabRegular; 	mso-font-alt:Courier; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} a:link, span.MsoHyperlink 	{color:blue; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed 	{color:purple; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-family:ChollaSlabRegular;font-size:180%;"  &gt;Gossip girl&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-family:ChollaSlabRegular;font-size:24;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Révélés en Europe par l’explosif &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;Standing In The Way of Control&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; et par une séries de concerts explosifs, The Gossip se trouve à un tournant : signé sur une major, le groupe de Beth Ditto, revient avec un album de punk-soul furibard mais aux accents   plus pop. Rencontre exclusive avec la chanteuse, chez elle, à Portland.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;“Un ice coke s’il vous plaît.”&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt; Accoudée à la fenêtre de son 4x4 bleu électrique, vêtue d’une robe jaune canari, Beth Ditto commande sa boisson favorite au McDrive de la banlieue Nord de Portland. &lt;i style=""&gt;“C’est trop bon ! Vous n’avez pas cette boisson en Europe ? C’est dément !” &lt;/i&gt;De la main droite elle attrape son porte monnaie dans un minisac couture ultra raffiné, signé Vivienne Westwood. &lt;i style=""&gt;“Il est chouette hein ! Ici personne ne prête attention à mon style. Parfois je sors lookée comme pas possible, mais ici, c'est du gâchis, les gens ne comprennent pas. Il faut absolument que j’emménage à Londres ou à Paris&lt;/i&gt;, s’exclame-t-elle en tirant sur la paille de son énorme coke. &lt;i style=""&gt;Souvent, j’ai l’impression que je ne suis pas d’ici. Parfois je déteste vraiment l’Amérique.”&lt;/i&gt; &lt;st1:personname productid="La Suzuki" st="on"&gt;La Suzuki&lt;/st1:personname&gt; file vers le nord de la ville, où vit désormais la chanteuse de Gossip. Dans un ancien quartier pauvre de la ville transformé en zone résidentielle et récemment repeuplé par des jeunes couples, des gays, des familles en majorité afro-américaines, elle vient d’acquérir une maison en bois écolo sur deux étages. &lt;i style=""&gt;“J’ai vécu pendant des années dans des squats punks, j’avais vraiment envie d’avoir un chez moi. Avec la crise, ils ont mis des mois à me filer un prêt, mais maintenant c’est bon.”&lt;/i&gt; Elle y vit seule, avec sa chatte aveugle sous prozac, qui a bien du mal à canaliser son agressivité. &lt;i style=""&gt;“Si elle s’approche, il ne faut surtout pas bouger”&lt;/i&gt;, prévient-elle. Son partenaire Freddy, un F to M (Female to Male) qui partage sa vie depuis presque dix ans, vit à quelques encablures de là. A l’intérieur, la peinture vient d’être achevée. Quelques cartons jonchent encore le sol. Mais l’ensemble est très cosy et soigné, finalement assez classique, loin de ce que laissait imaginer l’excentricité médiatique de l’ouragan Ditto. A quelques semaines de la sortie de &lt;i style=""&gt;Music for Men&lt;/i&gt;, le nouvel album du groupe, et du coup d’envoi d’une promo européenne qui s’annonce effrénée, la chanteuse recharge ses batteries. &lt;i style=""&gt;“Mes activités favorites ? Faire du shopping, regarder des films et manger,&lt;/i&gt; lâche-t-elle dans un éclat de rire. &lt;i style=""&gt;Je ne sors presque jamais. Les gens sont souvent déçus. Tu vois les vieilles femmes de la série &lt;/i&gt;Les Craquantes&lt;i style=""&gt; ? C’est tout à fait moi !”&lt;/i&gt; Ça fait maintenant six ans que Ditto vit à Portland, ville pluvieuse et industrielle de 300 000 habitants de la côte Nord Ouest des Etats-Unis, surplombée par des montagnes encore enneigées en cette fin avril. Après une enfance dans l’Arkansas, état du Sud baptiste et conservateur, Ditto s’est d’abord installée à 18 ans à Olympia, une petite ville située à une heure de Portland devenue dans les années 90, un des bastions de l’underground punk américain. Encouragées par Calvin Johnson (boss du label K, dont Kurt Cobain s’était tatoué le logo sur l’épaule), Olympia a vu naître le mouvement des Riot grrls, ces filles en colère qui ont fait entrer en collision punk et féminisme – et ont tant influencé Ditto. C’est galvanisés par les exemples de Bikini Kill, Bratmobile et par l’adage Do It Yourself que Beth, Nathan Howdeshellet Kathy Mendonca ont formé Gossip en 1999. Mais très vite, Olympia devient étouffante. &lt;i style=""&gt;“Tu connais tout le monde, c’est un peu comme aller au lycée”, &lt;/i&gt;explique Ditto.&lt;i style=""&gt; “C’est une étape , renchérit &lt;/i&gt;Nathan le guitariste du groupe que l’on a rejoint, en compagnie de la batteuse, Hannah Billie. &lt;i style=""&gt;Nous n’avions pas envie d’aller à Seattle, trop grunge, San Francisco était hors de prix ; Portland, c’était pas trop loin, pas cher, on connaissait des gens. La musique était cool. Il y a toujours eu des groupes un peu underground, qui développaient des styles musicaux en dehors des modèles dominants.”&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Neuf ans après ses débuts, le groupe se trouve aujourd’hui à une étape cruciale de son histoire. &lt;i style=""&gt;Standing In The Way Of Control&lt;/i&gt;, leur quatrième album, marqué par l’arrivée d’Hannah à la batterie a été celui de l’explosion. Porté par le tube générationnel &lt;i style=""&gt;Standing In The Way of Control&lt;/i&gt;, par la présence et la personnalité hors norme de Ditto, “lesbienne, grosse et féministe” canonisée en quelques mois l’icône de toute une génération, le groupe est devenu un phénomène en Europe. Courtisé par les majors, le trio a finalement signé avec l’une d’entre elles. Un changement de taille dans le parcours de ce groupe qui sortait jusqu’alors ses brûlots punk soul sur l’indépendant Kill Rock Stars, et incarnait mieux que quiconque l’idée d’&lt;i style=""&gt;outcast&lt;/i&gt;, de voix minoritaire, &lt;i style=""&gt;queer&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;white trash&lt;/i&gt; de l’Amérique. Neutralisé, The Gossip ? Vendu au grand capital ? Ditto répond à la négative. D’une part parce que, depuis le début des années 90, Sonic Youth ou Nirvana ont montré que les frontières entre mainstream et underground n’étaient plus aussi nettes et signifiantes. De l’autre parce que, pense-t-elle, le rapport de force entre maisons de disques et artistes se serait considérablement modifié avec l’effondrement des ventes de disques et la domination du net. “&lt;i style=""&gt;Les maisons de disques ont davantage besoin des artistes que l’inverse&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i style=""&gt;Tout le monde peut mettre un single sur Myspace aujourd’hui, plus besoin de label pour ça. Les maisons de disques ont besoin de groupes capables de jouer live, de tourner. Morte l’industrie du disque ? Je ne crois pas du tout ! Je crois au contraire que le marché actuel ressemble beaucoup à celui des années 60, quand les Johnny Cash ou June Carter vivaient sur les routes. Ça me va. Tout l’argent que j’ai gagné, je l’ai gagné sur scène. De toutes façons, on ne veut pas être millionnaires. Je veux juste être tranquille et que ma mère puisse arrêter de travailler chez McDo…”&lt;/i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Le groupe, qui existe depuis presque dix ans semble de toutes façons peu enclin aux compromis, à renoncer à son identité profonde. Il suffit pour s’en persuader de jeter un coup d’œil à la pochette du nouvel album : en gros plan, le visage de la très &lt;i style=""&gt;butch&lt;/i&gt; batteuse Hannah Billie coiffée d’une banane rockabilly, et surmonté du titre &lt;i style=""&gt;Music for Men&lt;/i&gt;. &lt;i style=""&gt;Camp&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;queer&lt;/i&gt; à la fois, pas vraiment le plan com rêvé pour une major. &lt;i style=""&gt;“Je trouvais ça très drôle de faire un disque féministe appelé &lt;/i&gt;Music for Men, poursuit Ditto&lt;i style=""&gt;. L’idée m’est venue en regardant un groupe anglais. La chanteuse souriait, était polie. Elle essayait de se conformer au désir du public de mecs en face d’elle qui pourtant n’en avaient rien à foutre. Comme une métaphore du monde dans lequel nous vivons.” &lt;/i&gt;Elle réfléchit un instant&lt;i style=""&gt;. “En un sens c’est une progression logique que Gossip arrive dans le mainstream. Notre but a toujours été de changer les mentalités. Qu’un groupe queer comme le notre se retrouve produit par Rick Rubin et sorte sur Sony, c’est une combinaison intéressante.”&lt;/i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;C’est à Malibu, aux côtés du vieux sorcier du son Rick Rubin (Run DMC, Public Enemy, Beastie Boys, Johnny Cash..) que le groupe a pendant trois mois enregistré le successeur de &lt;i style=""&gt;Standing In the Way Of Control, &lt;/i&gt;qui avait lui été bouclé en dix jours. &lt;i style=""&gt;“Pour la première fois de notre carrière, on a eu du temps et de l’argent. On n’aurait jamais osé demander à Rubin de nous produire. On adore tous les disques qu’il a enregistré, surtout les derniers avec Johnny Cash. Il nous a vus au Troubadour, une petite salle de LA un soir. Il a dit que c’était comme participer à une fête… En studio, il aimait tout ce qu’on jouait, il était vraiment enthousiaste.” &lt;/i&gt;Dès l’introductive &lt;i style=""&gt;Dimestore Diamond&lt;/i&gt;, dès les premières coups puisssants et mats portés par Hannah Billie sur ses toms, on sait que les résultats est à la hauteur des espérances. Chaude, sexy et incisive, la production de Rubin sert à merveille les textes très personnels de Ditto, qui aborde à de nombreuses reprises&lt;i style=""&gt; (Heavy Cross, Love Long Distance…)&lt;/i&gt; la difficulté de concilier vie de rock-star et relation suivie. &lt;i style=""&gt;“Je n’ai pas peur d’être dans une major ou que le groupe ait davantage de succès, &lt;/i&gt;explique-t-elle&lt;i style=""&gt;. Ce qui m’effraie, c’est de ne pas pouvoir être chez moi, de ne pas consacrer assez d’énergie à la personne qui partage ma vie. A cette relation qui est plus ancienne que le groupe, qui l’a vu grandir.”&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Il est près de minuit. Beth claque à nouveau la portière de &lt;st1:personname productid="La Suzuki" st="on"&gt;la Suzuki&lt;/st1:personname&gt; bleu. Direction le Sud de la ville, dans une autre zone résidentielle, un peu plus huppée. Une amie de Beth donne une fête. Très maquillée, moulée dans une robe noire et des chaussures en cuir à talons Vivienne W., la chanteuse est sur son 31. Sur les lieux, une majorité de lesbiennes, parmi lesquelles Hannah la batteuse du groupe. Certaines sont musiciennes, d’autres serveuses ou encore profs à la fac. Dans le garage attenant, une DJ aux faux airs de Samantha Ronson balance depuis son laptop des morceaux hip-hop ultra rapides. Les filles se déhanchent à toutes allure, bras en l’air. Transpirante, Beth danse à en perdre haleine. Phénomène, parfois bête de foire disséquée exhibée par les tabloïds britanniques, Ditto et ses presque 100 kilos passent relativement inaperçues de ce côté ci de l’Atlantique. “&lt;i style=""&gt;C’est une de raisons qui fait que j’adore Portland &lt;/i&gt;explique-t-elle&lt;i style=""&gt;. C’est une ville où il y a plein de lesbiennes, de grosses et de gens passionnés de musique. Des gens comme moi. A Londres ou à Paris, que j’adore, je ne peux pas être comme ça. Les gens me reconnaissent immédiatement. Et en plus, quand tu as posé nue, il se croient tout permis, comme si la nudité avait instauré une sorte de familiarité.”&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Ces deux dernières années, on a beaucoup vu Beth Ditto. Nue ou habillé. En une des magazines, dans les tabloïds, sur les blogs, chez Perez Hilton, dans les défilés de mode dont elle friande. En donnant à chaque fois la sensation de faire que le monde alentour et ses codes s’adaptent à elle, sans qu’elle change d’un iota. Sans qu’elle ne doive une seule seconde renoncer à ses positions sur le féminisme, ne mâche ses mots en défendant une Susan Boyle en plein breakdown ou en dénonçant la malhonnêteté marketée d’une Katy Perry dans &lt;i style=""&gt;I Kissed a Girl&lt;/i&gt;. Inaltérable Beth Ditto ? La chanteuse, qui aura 30 ans l’an prochain, avoue pourtant avoir beaucoup changé. Ses nombreux voyages en Europe, et la fréquentation de réalités et de milieux dont elle ignorait jusqu’alors l’existence, ont considérablement modifié sa vision du monde. &lt;i style=""&gt;“J’ai rencontré des top-models, des filles qui gagnent des millions d’euros, rencontré des tonnes de gens différents. Je crois que j’ai beaucoup mieux compris comment le monde fonctionnait”, &lt;/i&gt;assure-t-elle&lt;i style=""&gt;.&lt;/i&gt; Elle dit surtout avoir pris des distances avec la scène et la doctrine punk qui avaient marqué ses années de formation à Olympia. &lt;i style=""&gt;“Pendant des années, j’ai vraiment suivi ça à la lettre. Mais j’ai réalisé combien la scène punk était intolérante, étouffante, limitative. Cette idée qu’il n’y a qu’une seule façon de faire les choses, d’être punk, féministe, gay, une seule bonne musique. J’ai grandi dans un environnement baptiste, ultra conservateur du Sud des USA. Avec des règles hyper strictes. Et à un certain moment, la scène punk commençait à me laisser le même sentiment. Tout ça commençait à ressemblait à &lt;st1:personname productid="la Bible" st="on"&gt;la Bible&lt;/st1:personname&gt;, à une religion. J’ai recommencé à faire les mêmes cauchemars que quand j’étais enfant.”&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Ditto a donc mûri. Réalisé qu’elle en avait &lt;i style=""&gt;“marre d’être pauvre”&lt;/i&gt;, qu’elle n’avait plus à se sentir coupable de sa réussite et que la subversion et la créativité &lt;i style=""&gt;“pouvaient subvenir non pas en suivant des règles mais en étant toi-même&lt;/i&gt; . &lt;i style=""&gt;Je crois que je vais davantage réussir à réaliser mes objectifs en étant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système. Parce qu’il faut avoir le pouvoir de changer les choses.”&lt;/i&gt; Kate Moss l’aurait beaucoup aidé dans cette prise de conscience. &lt;i style=""&gt;“Elle est une sorte de grande sœur&lt;/i&gt;. &lt;i style=""&gt;Elle m’a encouragée à faire ma ligne de vêtements et surtout à n’en avoir rien à foutre de ce que disent les autres. Parce qu’elle s’en fout VRAIMENT.&lt;/i&gt; &lt;i style=""&gt;Et c’est assez vertigineux quand tu penses au nombre de gens qui disent de la merde à son sujet ! Moi, je n’ai jamais eu la force ou la possibilité de me taire. Les gens pensent que je suis grande gueule, que je parle tout le temps parce que je suis orgueilleuse, c’est tout le contraire. Il a toujours fallu que je me défende, que je devance les critiques.” &lt;/i&gt;Si elle consacre aujourd’hui la majorité de son temps au groupe, Ditto dit activement préparer activement son après. “&lt;i style=""&gt;Je ne suis pas dupe. Ça ne peut pas durer éternellement. Il n’y a qu’une Madonna, un U2…” &lt;/i&gt;En plus de divers projets dans la mode, elle travaille actuellement sur un show télé qu’elle animerait pour la télé anglaise. &lt;i style=""&gt;“Ça pourrait être vraiment drôle&lt;/i&gt;, confie-t-elle, l’œil brillant. &lt;i style=""&gt;A ce moment de ma vie je me très libre, capable de faire ce que je veux.”&lt;/i&gt; Son rêve ? Rencontrer Georges Michael. On se souvient de sa version, électrique et échevelée du&lt;i style=""&gt; Careless Whisper &lt;/i&gt;de Wham. &lt;i style=""&gt;“Je l’adore ! Kate Moss le connaît, alors peut être.”&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;Album&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt; Music for Men (Sony)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;/// &lt;/span&gt;&lt;cite&gt;&lt;span style="font-family:ChollaSlabRegular;"&gt;&lt;a href="http://www.myspace.com/gossipband"&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;color:#000000;" &gt;www.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;color:#000000;" &gt;myspace&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;color:#000000;" &gt;.com/&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;color:#000000;" &gt;gossip&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal; text-decoration: none;color:#000000;" &gt;band&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/cite&gt;&lt;cite&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-family:ChollaSlabRegular;"  lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-9189003106166877120?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/9189003106166877120/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=9189003106166877120' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/9189003106166877120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/9189003106166877120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2009/08/normal-0-21-false-false-false.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SokwAtu5xII/AAAAAAAAAE4/lxcU-64mrTM/s72-c/Beth.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-5481778687885367668</id><published>2008-11-30T12:33:00.000-08:00</published><updated>2008-11-30T12:36:08.580-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>GOSSIP CIGALE 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour important, peut etre décisif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=tQnZHQiwbKg&amp;amp;eurl=http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=tQnZHQiwbKg&amp;amp;eurl=http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-5481778687885367668?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/5481778687885367668/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=5481778687885367668' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/5481778687885367668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/5481778687885367668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/11/gossip-cigale-2007-un-jour-important.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-4151661603294047557</id><published>2008-07-21T06:59:00.001-07:00</published><updated>2008-07-21T07:04:05.763-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Baise moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='héroïnes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Despentes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Manu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tarantino'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nadine'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SISWaxMaPTI/AAAAAAAAADc/z0IVKXR4ELY/s1600-h/baise+moi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SISWaxMaPTI/AAAAAAAAADc/z0IVKXR4ELY/s320/baise+moi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225466854282771762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;TRIP D'ENFER&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Virginie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Despentes&lt;/span&gt; a secoué &lt;st1:personname productid="la France" st="on"&gt;la France&lt;/st1:PersonName&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;machiste&lt;/span&gt; et réac en inventant deux héroïnes fortes et sujets de leur destin. Loin du cliché de la femme victime. Salutaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pas de suspens, c’est écrit et consigné dès le deuxième chapitre, page 13 de l’édition d’origine : « &lt;i style=""&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Manu&lt;/span&gt; n’avait pas l’âme d’une héroïne. Elle s’est habituée à avoir la vie terne, le ventre plein de merde et à fermer sa gueule. &lt;/i&gt;» Petite, nerveuse, elle parle le plus possible la bouche pleine, dit tout ce qui lui passe par la tête, est portée sur la bibine. Elle se défonce à tout va, a tourné dans quelques pornos « &lt;i style=""&gt;avec des animaux&lt;/i&gt; », et aime baiser, « &lt;i style=""&gt;attraper du loup&lt;/i&gt; » comme elle dit, parce que : &lt;i style=""&gt;« Plus tu baises dur, moins du cogites et mieux tu dors &lt;/i&gt;». De deux têtes plus grande, d’apparence plus féminine, plus introvertie, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Nadine&lt;/span&gt; passe son temps à mater elle aussi des pornos, au grand dam de sa colocataire. Pas belle, pas moche non plus, un physique déroutant mais pas désagréable. Deux trois fois par semaine, elle enfile une jupe, qui lui moule un peu trop le cul, monte sur des hauts talons et va se taper deux ou trois clients. « &lt;i style=""&gt;Elle dévisage les gens, tous les messieurs &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;qu&lt;/span&gt;’elle croise peuvent l’avoir. Même les plus vieux et les plus sales.&lt;/i&gt;» Elle racole sur Minitel, avec des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;baselines&lt;/span&gt; telles que «  &lt;i style=""&gt;jeune ville vénale mais très docile cherche Monsieur sévère&lt;/i&gt;». Elle claque son fric en casques de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;walkman&lt;/span&gt;, qui se pètent sans arrêt. Futur? Aucun. Séparément, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Manu&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Nadine&lt;/span&gt; sont donc deux &lt;i style=""&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;looseuses&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, deux déracinées et paumées à qui la vie ne sourira jamais. Leur rencontre, qui intervient suite à deux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;blessures-ruptures&lt;/span&gt; narratives (un meurtre, un viol) change totalement la donne. Ensemble &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Nadine&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Manu&lt;/span&gt; sont les deux femmes les plus fortes, explosives, dérangeantes et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;transgressives&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;qu&lt;/span&gt;’il nous ait été donné de lire, imaginer et par suite voir (l’adaptation du livre au cinéma par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Despentes&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Coralie&lt;/span&gt; Trin &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Thi&lt;/span&gt;) en France depuis dix ans. Tout d’abord parce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;qu&lt;/span&gt;’il y a chez elles, en dépit des apparences quelques chose d’intensément grand et absolu, « &lt;i style=""&gt;une &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;inétanchable&lt;/span&gt; soif » (&lt;/i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;qu&lt;/span&gt;’elle soit&lt;i style=""&gt; « de foutre, de bière ou de whisky &lt;/i&gt;») d’aller jusqu’au bout de leur destinée, coûte que coûte, de rattraper toute une vie dans un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;road&lt;/span&gt; trip sanglant, sexuel et défoncé de quelques jours. Une ironie désespérée, un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;jusque-boutisme&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;qu&lt;/span&gt;’elles résument dans une formule parfaite et laconique : « &lt;i style=""&gt;Si t’as mal au pouce coupe toi le bras&lt;/i&gt; ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"&gt;Surtout &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Nadine&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Manu&lt;/span&gt; ont fait valser, il y a presque dix ans déjà, un grand bloc de certitudes en imposant une typologie de personnages totalement novatrices dans le paysage français : l’héroïne pro sexe vengeresse. Une femme qui, après avoir été abusée ne s’en tient pas à sa condition de victime, décide de se venger, introduisant par là en France le genre du &lt;i style=""&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Rape&lt;/span&gt; and &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Revenge&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; cher à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Quentin&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Tarantino&lt;/span&gt;, de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Jackie&lt;/span&gt; Brown à &lt;i style=""&gt;Boulevard de la mort&lt;/i&gt; en passant par &lt;i style=""&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Kill&lt;/span&gt; Bill&lt;/i&gt;. A chaque kilomètre parcouru, à chaque balle tirée, à chaque homme baisé puis laissé en plan, les très &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;queer&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Manu&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Nadine&lt;/span&gt; enfreignent les lois de l’hétérosexualité dominante, dévissent la matrice sexe/genre, et proposent un retournement de valeurs qui, s’il semble en 1996 voué à l’échec (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Manu&lt;/span&gt; se fait descendre, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Nadine&lt;/span&gt; se fait arrêter en cavale), n’en reste pas moins salutaire, salvateur et plein de possibles. Des libertés que beaucoup, même à gauche, ne pardonneront pas à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Despentes&lt;/span&gt;. Dans une réplique &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;machiste&lt;/span&gt; et réac, qui fait toujours froid dans le dos, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Laurent&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Joffrin&lt;/span&gt;, alors rédacteur en chef du Nouvel Observateur écrit que « &lt;i style=""&gt;Virginie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Despentes&lt;/span&gt; représente une sorte de fascisme à visage humain &lt;/i&gt;». Toutes (et tous) les autres, lui disent un immense merci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"&gt;G.S&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"&gt;Baise-moi de Virginie Despentes, éditions J’ai Lu&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-4151661603294047557?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/4151661603294047557/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=4151661603294047557' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/4151661603294047557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/4151661603294047557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/07/trip-denfer-virginie-despentes-secou-la.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SISWaxMaPTI/AAAAAAAAADc/z0IVKXR4ELY/s72-c/baise+moi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-7069877969018732116</id><published>2008-07-02T10:50:00.000-07:00</published><updated>2008-07-02T10:59:10.862-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='top'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agyness Deyn'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Five O Clock'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Androgyne'/><title type='text'></title><content type='html'>5 P.M AVEC AGYNESS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La top la plus hype et androgyne du moment, Agyness Deyn s'associe avec le groupe indie Five o'clock Heroes sur Who, bluette pop dont on se fout un peu. mais le clip vaut lui sacrément le détour. pour le plaisir des yeux.&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dWvw6ZpK1j4&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/dWvw6ZpK1j4&amp;amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-7069877969018732116?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/7069877969018732116/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=7069877969018732116' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7069877969018732116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7069877969018732116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/07/agyness-deyn.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-7857360038102575830</id><published>2008-06-19T02:05:00.000-07:00</published><updated>2008-06-19T02:10:49.228-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louise Lecavalier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='danse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FTA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bowie'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SFohadNnBzI/AAAAAAAAADU/t3s8FPtiCc0/s1600-h/Lecavalier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SFohadNnBzI/AAAAAAAAADU/t3s8FPtiCc0/s320/Lecavalier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213516257036797746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LES PAS DE LOUISE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Après Louise Bourgeois, voilà une autre Louise, tout aussi passionnante : la danseuse Louise Lecavalier. Danseuse     athlétique dans les années 80, handicapée par uen blessure à la hanche qui la met en retrait, Louise revient sur scène avec le chorégraphe Benoit Lachambre. A  50 ans, elle découvre les joies de l'improvisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques mois, en arrivant sur la petite scène à peine éclairée de &lt;st1:personname productid="la M￩nagerie" st="on"&gt;la &lt;i style=""&gt;Ménagerie&lt;/i&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;i style=""&gt; de Verre&lt;/i&gt;, Louise Lecavalier avait commencé par s’habiller, et enfiler sur son corps élastique un survêtement Adidas noir et jaune et une paire de runnings. On eut pourtant la sensation qu’elle se mettait à nu. En une heure de solo d’une lenteur extrême, qui disait à la fois l’effort, le dépassement de soi, la tentation de l’informe, la possibilité que le corps lâche, elle se livra à des contorsions inouïes, qui empruntaient à la fois au hip-hop, au yoga, au pilate et semblaient converger vers un seul but : repartir à la découverte d’une gestuelle &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;personnelle, et renouer, à 50 ans, avec son identité de danseuse&lt;i style=""&gt;. &lt;/i&gt;Intitulé&lt;i style=""&gt; I is Memory&lt;/i&gt;, ce solo conçu par le chorégraphe canadien Benoit Lachambre, qui accordait énormément de place à l’improvisation, sonnait comme un nouveau départ, dans la carrière de Lecavalier, tranchant totalement avec ce qu’elle avait accompli jusqu’alors aux côtés d’Eduard Lock dans &lt;st1:personname productid="La La La" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="La La" st="on"&gt;La La&lt;/st1:personname&gt; La&lt;/st1:personname&gt; Human steps. Pendant dix huit ans celle que l’on surnommait « la tornade blonde », en raison de l’énergie déployée sur scène, était devenue l’emblème de la danse du détail, de la perfection développée par Lock: une danse très athlétique, expression d’une démesure, qui repoussait sans cesse les limites du corps et demandant à ses interprètes d’exécuter des mouvements d’une rapidité folle. Sur scène, dans des spectacles tels que &lt;i style=""&gt;Human Sex&lt;/i&gt; (1985) ou &lt;i style=""&gt;Infante 1 et 2&lt;/i&gt; (1991 et 1992) Lecavalier exécutait ainsi des mouvements d’une technicité époustouflante, enchaînant à l’infini ainsi des sauts périlleux sans élan.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;« &lt;i style=""&gt;J’ai adoré travailler avec Edouard, &lt;/i&gt;raconte Lecavalier, que l’on retrouve dans sa loge après une représentation au Festival TransAmériques de Montréal. Elle présentait &lt;i style=""&gt;Is you me&lt;/i&gt;, un spectacle dansé en duo avec Benoit Lachambre, que l’on peut voir cette semaine à Paris. &lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je ne regrette rien. Malgré cette rigueur chorégraphique, j’avais toujours ma liberté, je pouvais toujours trouver des espaces où mettre mon imaginaire. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;J’étais tellement intrigué par sa façon de bouger qui était très algue. Pour m’approprier ce langage, j’ai du travailler très fort&lt;/i&gt; ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;A la fin des années 80 nombreux sont ceux qui la considèrent comme « la danseuse la plus brillante de l’époque ». Bowie, grand fan, l’invite à danser sur sa tournée &lt;i style=""&gt;Sound and Visions&lt;/i&gt; en 1990. Pendant longtemps, Lecavalier, originaire de Laval, la campagne Montréalaise, « &lt;i style=""&gt;la honte totale, la ville où il ne se passe rien par excellence&lt;/i&gt; » dit pourtant avoir eu du mal à se considérer comme danseuse. Elle raconte ainsi comment, après ses études de danse à Montréal, elle refuse la place de danseuse que lui propose une compagnie contemporaine. « &lt;i style=""&gt;Je pensais que je n’étais pas assez bonne &lt;/i&gt;», glisse-t-elle, avec un air de sauvageonne. Un syndrome qui la poursuit pendant dix bonnes années. En 1999, une vilaine blessure à la hanche l’oblige pourtant à mettre un terme avec sa collaboration avec Lock et à quitter &lt;st1:personname productid="La La La." st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="La La" st="on"&gt;La La&lt;/st1:personname&gt;  La.&lt;/st1:personname&gt; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« &lt;i style=""&gt;Cela a coïncidé avec le moment où Edouard à bifurqué vers le ballet. Et c’était une technique que je ne pouvais plus approcher, ma jambe ne pouvait plus. J’ai essayé de rester un temps mais je ne pouvais plus être avec les autres. Etre une île toute seule, c’est difficile. J’ai préféré partir et&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;voir ce que je pourrais inventer seule. &lt;/i&gt;» &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;S’en suit une longue période de remise en question, pendant laquelle Lecavalier réapprend à bouger petit à petit. «  &lt;i style=""&gt;Il me fallait dix jours pour pouvoir reproduire un mouvement&lt;/i&gt; ». Elle pratique énormément le yoga, les pilates et travaille plus en longueur, en élasticité. Elle fait deux enfants. Une opération de la hanche achève de la remettre sur pieds. Sa rencontre avec Benoit Lachambre, qui vient de l’improvisation, joue un grand rôle dans son processus de réparation. « &lt;i style=""&gt;Quand j’ai appelé Benoit je connaissais très peu son travail&lt;/i&gt;. &lt;i style=""&gt;Je ne lui avais quasiment jamais parlé. Plus j’ai envie de travailler avec quelqu’un, moins j’ai envie de lui parler. Danser, cela passe par tellement autrement chose que des mots. C’est physique, il faut ressentir du plaisir à bouger ensemble. Je sentais que c’était un esprit libre, il me semblait proche, même si nos corps sont très différents.» &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;Pendant plusieurs semaines, ils se retrouvent en studio et improvisent sans relâche, regardant le reflet de l’autre dans un miroir. Lecavalier, moins rompue à l’exercice que Lachambre, se sent bloquée, et pense qu’elle n’arrivera à rien. Peu à peu la confiance revient. «  &lt;i style=""&gt;Un jour, nous avons fait une impro formidable, je ne me voyais pas, j’y allais à fond. Dans le miroir, j’ai vu son bras qui rentrait par erreur dans l’image et il y a&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;eu un moment où ce qui était lui était moi, tout se mélangeait. De là est venu le titre &lt;/i&gt;Is You Me&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;». Quelques mois plus tard, à Montréal les deux danseurs évoluent sur un plan incliné, le visage dissimulé par une capuche, vêtus de vêtements de sport. Assis à un bureau à droite de la scène, le vidéaste Laurent Goldring dessine en live des formes, pleins vide, déliés,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui se surimpriment, par un procédé de vidéo-projection, sur les corps des danseurs et donnent une esthétique très BD à l’ensemble. Jouant de leurs contrastes physiques, elle frêle et élastique, lui plus imposant, évoluant souvent à l’horizontale, ils se mélangent, se quittent&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et composent un dialogue très contemporain qui interroge les notions de fusion, de perte, de distance entre soi et l’autre, comme pour tenter de quantifier ce qu’il reste de soi quand on s’abandonne à l’autre. Dans ce registre, Lecavalier est impériale. Dans sa loge, à la sortie du spectacle, elle avoue : « &lt;i style=""&gt;Depuis que j’ai mes enfants et que je suis guérie de ma blessure, j’ai l’impression que ça danse tout seul. J’ai pourtant mis un temps fou à dire que j’étais danseuse. J’étais douée mais je voyais le chemin à parcourir pour devenir une bonne danseuse. Je le vois toujours, c’est pour ça que je danse encore&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Géraldine Sarratia, in Les Inrocks, juin 2008&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-7857360038102575830?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/7857360038102575830/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=7857360038102575830' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7857360038102575830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7857360038102575830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/06/les-pas-de-louise-aprs-louise-bourgeois.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SFohadNnBzI/AAAAAAAAADU/t3s8FPtiCc0/s72-c/Lecavalier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-9174725732920330427</id><published>2008-06-06T07:55:00.000-07:00</published><updated>2008-06-06T08:11:41.966-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Canada'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mutek'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chloé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Danton Eeprom'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique electronique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SElTM_sqWbI/AAAAAAAAADM/Q2s6Tgn2RK8/s1600-h/mutek+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SElTM_sqWbI/AAAAAAAAADM/Q2s6Tgn2RK8/s320/mutek+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208785926752983474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MA CABANE AU CANADA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Après deux jours passés à suivre le festival Transamériques de danse et théâtre contemporaine illuminé par la prestation de l’immense Louise Lecavalier dans &lt;i&gt;Is you me&lt;/i&gt; une pièce de benoit Lachambre, je me prépare donc à me lancer dans quatre jours de Mutek. Ce festival, qui fête sa neuvième édition, et mêle chaque année esprit de découverte, goût de l’expérimental et têtes d’affiches, fait partie avec Sonar des plus importants et pointus au monde en matière de musique électronique. Pourtant Mutek a connu de grosses difficultés il y a deux ans, montrant à quel point il est difficile d’installer un événement « électronique » durable en Amérique du Nord où la culture « clubbing » à l’européenne n’existe pas à proprement parler. Vous trouverez peu de véritables clubs à Montréal, davantage des salles de concerts reconverties pour l’occasion. Pas la peine non plus de se mettre en tête de danser jusqu’au bout de la nuit ou de viser l’after, les clubs fermant leurs portes à trois heures du matin. Fort de nouvelles subventions donc, et d’une programmation plus éclectique et moins « nerd » et « laptop », l’édition  2008 s’annonce des plus excitantes avec en autres Modeselektor, Sleeparchive, les excellents The Field, Carl Craig, le petit chouchou du moment Danton Eeprom, Kid Koala, ou encore Chloé, qui présentera pour une des premières fois le live de son album &lt;i&gt;The Waiting Room&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;img alt="fontainesonore" title="Fontaine sonore" style="padding: 5px; width: 225px; height: 300px; float: right;" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/montrealgeri2.jpg" /&gt;&lt;p&gt;Mutek propose également quelques débats sur la distribution digitale, les problématiques des festivals ou les avancées technologiques ainsi que quelques expositions. En zonant au cocktail d’inauguration, je suis ainsi tombée sur une expo retraçant l’histoire de SONDE, un des groupes mythiques electro-acoustique de la scène montréalaise de la fin des années 70, début des années 80( le groupe fut actif de 1976 à 1986). Fondé par Charles Mestral, il se composait de huits musiciens (Andrew Culver, Pierre Dostie, Chris Howard, Robin Minard, Michael O’Neil, Linda Pavelka) et fut un des rares groupes québécois d’intervention musicale à adopter dans sa pratique une approche transdisciplinaire, mêlant art visuel,  installation, performance… En plus de proposer des extraits de leur musique, cosmique, bruitiste et totalement barrée, l’exposition présentait quelques uns des incroyables instruments et structures sonores construits par le groupe, telle cette fontaine sonore composée de tubes et de cuves d’acier. (on peut écouter des extraits sur &lt;a href="http://www.electrocd.com/"&gt;www.electrocd.com/&lt;/a&gt;) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Mais ce mercredi, ce sont les légendes de Détroit Interstellar Fugitives du collectif Underground Resistance qui donnèrent réellement le coup d’envoi de Mutek, succédant au duo local de house tendance eighties Heart &amp;amp; Soul, qui avait eu le bon goût de se produire le visage masqué d’un bandana, en hommage à leurs prestigieux aînés. &lt;img alt="undergroundresistance" title="Underground Resistance" style="padding: 10px; width: 300px; height: 225px; float: left;" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/montrealgeri3_01.jpg" /&gt;Au début des années 90, les membres d’Ur, qui appelaient à la révolte et au renversement du système en place qui opprimait la communauté noire, se produisaient à visage couvert, le plus souvent cagoulé. Une révolte qui semble intacte, quinze ans plus tard quand les cinq membres du crew montent sur la petite scène du SAT, maintenue dans une obscurité presque totale. Pendant que Mad Mike, la casquette vissée sur la tête à son habitude, reste à l’arrière, semblant protéger une ligne invisible, l’athlétique chanteur occupe l’espace d’une manière très frontale. Massif, impressionnant, coiffé d’un béret militaire, il ponctue son chant d’une gestuelle mêlant mouvements de boxe et danse tribale. &lt;i&gt;« Le chaos n’est pas le désordre. Le chaos est la liberté »&lt;/i&gt;, dit–il se lançant dans &lt;i&gt;Chaos and Order&lt;/i&gt;, titre manifeste du crew qui s’étire sur cinq bonnes minutes. Sur les écrans derrière le groupe sont projetées des images de danseurs africains en tenue guerrière avec masques et sagaie, des cartes de la Zulu Nation, des armes. Un titre plus rapide enchaine &lt;i&gt;«  Je veux que tout le monde danse »&lt;/i&gt;, ordonne-t-il. A vos ordres semble répondre la salle, déchaînée, qui savoure chaque instant de cette techno minimale urbaine et industrielle, qui quinze ans après, n’a pas pris une ride.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Jeudi 29 mai&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que Mutek ne soit composé que par des lives électroniques (pas de DJ set) confère à ce festival une réelle singularité et une atmosphère unique. Peut être parfois moins festive (quoique), mais de bout en bout passionnante et riche en découvertes. Ce soir, je choisis d’aller assister à Visions, un programme qui travaille sur la relation son / image. Au Théâtre du Nouveau Monde trois ou quatre artistes se succèdent chaque soir. le live électronique comportant la projections de visuels est un exercice qui peut s’avérer casse gueule et ce pour de multiples raisons : musique pas à la hauteur, images dont on ne perçoit pas la cohérence etc.. Nokami &amp;amp; Sans Soleil, projet d’Eric Filion et Michael Trommer qui présentaient Semiosis en fut un peu l’illlustration. Peu captivé pare la musique très ambiant et dénuée de prise de risque, on eut du mal à saisir où voulait en venir leurs images, fourre-tout stylistique. Beaucoup plus cohérente et flippante fut la performance de Freida Abtan, un jeune artiste, vidéaste canadienne aux cheveux bleus et aux faux airs de Lydia Lunch. Très figurative, mettant en scène des personnages semblant sorti de peintures baroques, sa pièce &lt;i&gt;The  Hands of The Dancer&lt;/i&gt; convoque un univers puissant et dérangeant. A suivre. Le temps de remonter un peu la rue Saint Catherine, de prendre le boulevard saint Laurent et nous voilà à la petite salle SAT. Debout face à des vieux tournes disques bricolés et peints en couleur, le canadien Martin Tréteault présente pour la première fois &lt;i&gt;Artificial Process&lt;/i&gt;. Expérimentant le son produit par le contact des différentes matières avec le diamant, , qui joue à un volume proche de l’insoutenable, produit des textures, frottements, scratches.. Trop punk, trop fort, la pièce se vide peu à peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; Vendredi 30 mai&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="width: 218px; height: 163px; float: right;" alt="http://www.lesinrocks.com/uploads/radiocanada.jpg" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/radiocanada.jpg" /&gt;11 h du matin. Direction Radio Canada. L’émission Bande à Part, petit joyau alternatif et déconneur dans l’imposante et tradi radio nationale, enregistre da dernière émission de la saison. Best of des meilleures moments, elle accueille aussi aujourd’hui des lives d’artistes électroniques invités par Mutek. Les studios sont superbes, au quinzième étage avec une vue imprenable sur le fleuve Saint Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="padding: 5px; width: 240px; height: 180px; float: left;" alt="L'image “http://www.lesinrocks.com/uploads/jpcaufield.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs." src="http://www.lesinrocks.com/uploads/jpcaufield.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;C’est Jeremy P. Caufield, Canadien installé depuis plusieurs années à Berlin qui s’y colle en premier. (PHOTO) A mi-chemin entre le live et le set DJ (il mixe sur Serato et intercale des morceaux de sa propre production), sa performance sent bon les after berlinoises : ultra rythmée et minimale. Chloé enchaîne, donnant un léger avant-goût de sa performance du 31 au Métropolis. Commençant par le morceau d’introduction de son album &lt;i&gt;The Waiting Room&lt;/i&gt;, elle construit un live hypnotique, tout en lenteur qui gagne le cerveau petit à petit à mesure que le tempo augmente. Reliftée en version club, &lt;i&gt;It’s Sunday&lt;/i&gt; et sa rythmique lancinante commence à sérieusement faire de dégâts sur les parois intérieures du crâne. L’après midi se poursuit sur le boulevard Saint Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="padding: 5px; width: 240px; height: 180px; float: left;" alt="http://www.lesinrocks.com/uploads/choloe.jpg" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/choloe.jpg" /&gt;J’accompagne Chloé (PHOTO) au magasin Moog, qui déborde de claviers et a de quoi rendre n’importe quel producteur de musique électronique cinglé. 22 h Métropolis Première grosse soirée du Mutek dans cette belle et grande salle qui communique avec le Savoy, une salle à la plus petite capacité située au premier étage. Kid Koala, petit prodige local (il mixe à trois platines) débute son set avec la classique et mélancolique Old River, qu’Almodovar a remis au goût du jour dans son film « La mauvaise éducation », puis enchaîne avec des riffs de grosses guitares qui tâchent. Virtuose mais sacrément ennuyeux. Mieux vaut se diriger au Savoy, complètement électrisé par la performance de Dave Aju. L’Américain signé chez Circus Company met littéralement le dance-floor en ébullition avec ses tracks de minimale survitaminée, propulsée par des basses puissantes et constantes. Elégant avec sa casquette de petit monsieur et ses fines lunettes, Aju dégage une énergie qui semble sans limite et rappelle celle dégagée par le Français Ark il y a quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Samedi 31 mai&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine remise de l’excellente prestation de Modeselekotor associés aux VJ berlinois Pfinfanderei, voilà qu’il faut déjà affronter le line up prometteur et  gargantuesque du samedi soir. Faute de pluie le pique-nique electronique prévu l’après-midi (avec entre autres Flying Lotus, projet du petit fils de John et Alice Coltrane) dans un des parcs de la ville s’est rabattu dans la petite salle de la Sat. Le son est excellent, les prestations de haute volée.&lt;br /&gt;22 h Métropolis. Le Canadien Noah Pred est déjà derrière son laptop et balance un son puissant, qu’on s’attendrait plutôt à entendre jouer sur le coup de 2 h du mat.  Chloé, qui se produit pour la première fois en live au Canada, branche son matériel, et n’hésite pas à &lt;img alt="mutek302" title="mutek302" style="width: 240px; height: 180px; float: left;" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/montrealgeri302.jpg" /&gt;radicalement ralentir le tempo quand elle prend la relève sur le coup de 23 H 15.  &lt;i&gt;« I want you »&lt;/i&gt;, susurre-t-elle au micro, tandis que retentissent des basses lentes, déjà sexuelles. Début d’une heure de live épique, hypnotique et mental qui prend totalement possession du dancefloor, lui imprime son rythme, sa manière de bouger et de penser. Exercice difficile s’il en est, la lenteur devient un formidable atout. Jouant sur les longueurs, sur les notions d’abandon et de frustration, Chloé tient les corps parfois par un fil ténu, avant d’accélérer à nouveau le tempo ou de rétablir un pied rassurant et protecteur. Une performance de haute volée, qui devrait encore gagner en intensité dans les semaines et mois à venir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Au Savoy, la petite salle située à l’étage du Métropolis, la  soirée a également démarré en fanfare, avec d’excellents lives de Kode 9 &amp;amp; Space Apen du label anglais hyperdub et Quiet Village (projet parallèle de Matt Edwards de Radioslave et de Joel Martin). Arrivé le jour même par avion Matt Edward, qui doit assurer le Dj set de fin de nuit connaît d’ailleurs quelques mésaventures : son sac de disques, paumé par la compagnie, n’est toujours pas arrivé. Backstage, une poignée d’artistes lui gravent donc en urgence des tracks afin qu’il puisse assurer son set à 3 du mat.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;01h 00. The Field, groupe signé chez Kompakt et auteur l’an passé du très convaincant &lt;i&gt;From Here we Go Sublime&lt;/i&gt;, a pris possession de la grande salle. &lt;img alt="mutek303" title="mutek303" style="width: 240px; height: 180px; float: right;" src="http://www.lesinrocks.com/uploads/montrealgeri303.jpg" /&gt;Mêlant machines et instruments analogiques (dont une super basse Hofner vintage), le trio conduit par le Suédois et moustachu Axel Willner chauffe à fond le plancher de danse du Métropolis, préparant le terrain à Danton Eeprom. Le Français, qui a également connu quelques mésaventures aériennes et failli ne jamais atteindre Montréal, s’est mis sur son trente et a grave la gnaque. Très classe en pantalon, chemise blanche et fine cravate noire, derrière sa console, le marseillais expatrié à Londres se lance dans un live totalement trippé et dantesque, à l’image de &lt;i&gt;Confessions of an opium eater&lt;/i&gt;, un de ses meilleurs tracks à ce jour. A suivre de très très près, en attendant la sortie de son album à la rentrée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mutek.org/"&gt;Le site de Mutek&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;         &lt;/p&gt;                   &lt;p class="author"&gt;Géraldine Sarratia&lt;/p&gt;          &lt;p class="date"&gt;30 mai 2008&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-9174725732920330427?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/9174725732920330427/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=9174725732920330427' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/9174725732920330427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/9174725732920330427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/06/ma-cabane-au-canada-aprs-deux-jours.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SElTM_sqWbI/AAAAAAAAADM/Q2s6Tgn2RK8/s72-c/mutek+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-8381803362940254395</id><published>2008-05-20T02:43:00.000-07:00</published><updated>2008-05-20T02:45:45.353-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hercules, dieu Disco&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Piloté par le DJ Andrew Butler, chanté par Antony et produit par DFA, le projet collectif &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hercules and Love Affair &lt;/span&gt;parvient à allier esprit disco des origines et production electro contemporaine.  Ils seront en live le 8 juin à la Cigale. A ne pas manquer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces jours-ci, impossible d’y couper. Au moindre déplacement urbain, la silhouette de Franck Dusbocq, le regard bleu torve, lunettes à la main, un caddie dans l’autre, se charge de rappeler l’évidence : la disco revient. Pour le pire, comme dans ce film de Fabien Oteniente où elle est caricaturéé, vidée de son sens, réduite à une farce : boules à facettes, jeans moule-burnes, casques de chantiers, beauferie sous-jacente. Mais aussi pour le meilleur. Ces deux dernières années, les avant-gardes électroniques se sont en effet pris de passion pour ce genre né au début des années 70. Les ressorties, redécouvertes et titres rares ont fleuri dans les mixs, compilations des labels electro (Dirty Space Disco sortie par le label Tigersushi l’an passée, ou la Colette 8 mixée par le français Joakim) et de nombreux artistes (Lindström, Prinzhorn Thomas, plus récemment les très italo-disco Glass Candy ou encore Chromatics …) ont injecté la fameuse rythmique synthétique et nonchalante dans leurs productions. Avec des artistes tels que les Scissors Sisters, Mika ou plus récemment des pitreries de Calvin Harris (et de son irrésistible acceptable In The Eighties), la fièvre a également gagné le mainstream. Dans ce vaste revival, Hercules and Love Affair, projet collectif piloté par Andrew Butler, un DJ rouquin fou de disco qui évolue dans les milieux queer new-yorkais depuis une quinzaine d’années, s’affirme pourtant comme le plus passionnant. Peut être et avant tout parce qu’il est celui qui, en faisant preuve d’une production très contemporaine (il sort sur DFA, le label de James Murphy), renoue le plus profondément avec l’esprit des origines, quand le genre était encore une musique minoritaire qui propulsait sur le devant de la scène Noirs, femmes et homosexuels, en bonne héritière des mouvements féministes de la fin des années 60 et des soulèvements de Stonewall. Une musique de plaisir partagée, qui célébrait dans ses chansons une vie nocturne et subversive, mais aussi une source d’affirmation de l’identité, avec laquelle on parle de soi avec fierté et honnêteté. Blind, le renversant premier single extrait du disque, magnifiquement interprété par Antony Hegarty et propulsé par une basse digne de Larry Levan, en est la parfaite illustration. Andrew Butler : “Je trouvais intéressant qu’il chante sur de la musique synthétique, et non pas folk comme avec son groupe Antony and the Johnsons. J’étais très impressionné par sa voix, son exigence dans son travail, son art. Nous avons tellement de choses en communs : nos goûts, expériences . Je lui ai immédiatement proposé de venir au studio et nous avons registré Blind.” Mise en boîte, la chanson reste pourtant dans les cartons, où elle rejoint les nombreuses compositions qu’Andrew Butler accumule depuis des années. “Jusqu’alors, avoir enregistré une chanson suffisait à me satisfaire, je ne ressentais pas le besoin de la rendre publique. Antony m’a beaucoup encouragé, et aidé à changé ma manière de voir. Je crois qu’en réalité, je ne m’assumais pas vraiment en tant que songwriter avant d’écrire Blind.”&lt;br /&gt;Butler est pourtant loin d’être un débutant. Passionné de musique, il joue du piano et compose depuis l’enfance. Une formation classique déviée à jamais par Don’t Go, l’explosif single de Yazoo, qu’il découvre en 1986 à 10 ans. “Le choc ! J’avais l’impression qu’il avait été fait au paradis, que ses sons étaient extra-terrestres. La voix d’Alison Moyet était géniale, troublante, je ne savais pas si c’était un homme ou une femme. J’étais obsédée par cette chanson.” A 15 ans, il plonge dans la scène house de Chicago, se métamorphose en clubbeur assidu et devient DJ dans la foulée. “Denver était une ville ennuyeuse, conservatrice, avec des lois anti-gays, où se développait en même temps une scène club très intense. Ça tenait beaucoup à sa situation géographique : elle était équidistante de Chicago-Detroit d’un côté, San Fransico-Los Angeles de l’autre. Donc les DJ de ces deux zones venaient mixer chez nous.” Installé à New-York depuis une bonne dizaines d’années, il vit de son son activité de DJ, organise des soirées, écrit également quelques articles pour la presse musicale et est rapidement devenu un spécialiste disco. Hercules and Love Affair est son premier véritable projet. Prenant comme figure tutélaire Hercule, le dieu grec antique qu’il a choisi pour sa force légendaire et aussi pour son sentimentalisme et ses amours homosexuels (“il est à la fois l’homme le plus fort du monde et aussi le plus vulnérable”, explique-t-il ), Butler a composé un chef d’œuvre qui s’écoute à la fois comme un hommage vibrant aux Arthur Russel, Chic, Donna Summer, Sylvester Ou Innercity (You Belong cite explicitement leur Big Fun) que comme une passionnante et haletante odyssée identitaire, interprétée à trois voix. Premier rôle, alter ego, toujours juste dans son émotion, Antony habite les plus beaux titres du disque, de l’inaugural Free Will au superbe Blind en passant par le sautillant Raise Me Up. Réservées aux moments plus feutrés, intimistes, les voix de Nomi (une performeuse et chanteuse hip-hop, aperçue sur quelques productions de RZA) et Kim Ann (une figure de la scène queer underground de San Francisco) complètent à merveille le casting. On en sort un peu grooggy et chamboulé émotionnellement, oscillant tout au long du disque entre des sentiments habituellement opposés (tristesse et gaieté, insouciance et introspection), habité surtout d’un grand sentiment de liberté. Quelques symptômes de l’expérience disco, si l’on en croit Andrew Butler. “C’est une musique des extrêmes, animée d’un incroyable sentiment de liberté. Tu te crées un endroit, sur le dance-floor où tu dis qui tu es, où tu peux être qui tu désires. Je trouve que c’est une très belle idée.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géraldine Sarratia&lt;br /&gt;Album Hercules and Love Affair ( DFA/Emi)&lt;br /&gt;/// www.herculesandloveaffair.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-8381803362940254395?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/8381803362940254395/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=8381803362940254395' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/8381803362940254395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/8381803362940254395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/05/hercules-dieu-disco-pilot-par-le-dj.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-6050759859439949728</id><published>2008-05-16T04:47:00.000-07:00</published><updated>2008-05-16T04:54:21.945-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SC10yWq1fDI/AAAAAAAAAC0/ilAuPe1LSNw/s1600-h/angela.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SC10yWq1fDI/AAAAAAAAAC0/ilAuPe1LSNw/s320/angela.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200941553110318130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DOUBLE PEINE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En articulant depuis ses origines les concepts de sexe et race, le féminisme noir américain constitue un apport théorique essentiel. Enfin traduits, ses textes fondateurs arrivent en France&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Woman is the nigger of the world » (la femme est le nègre du monde), chantait en 1972 John Lennon, quelques années après la révolution de 1968. Dans les bras de Yoko, John avait vu juste, mais avait oublié un détail : quid de la femme Noire ? Black feminism, première anthologie du féminisme africain-américain (1975-2000) à paraître France permet d’apporter quelques éléments de réponse, et de combler une énorme lacune. Constitués en objets d’études aux Etats unis depuis le début des années 80, parallèlement aux Women Studies ou aux Black Studies, les études noires féministes (Black feminine Studies) infiltrent et influent, tout comme les textes de la théorie queer, les textes et travaux des universitaires françaises depuis le début des années 90 et surtout 2000. Faute de traduction, leur existence, tout comme leur apport théorique restaient pourtant jusqu’alors inconnus du grand public. «Leur découverte a vraiment été comme un pavé dans la gueule pour les mouvements féministes et également antiracistes. Dans le milieu féministe intellectuel et / ou militant, les questions soulevées par le Black feminism correspondaient à la problématique émergente, qui était celle du croisement du sexisme et du racisme. Nous étions de plus en plus nombreux/ ses à se référer à ce corpus africain-américain », explique Elsa Dorlin qui a conçu, coordonné, et préfacé dans une longue et passionnante introduction, cette anthologie. Cette enseignante et chercheuse française (à Paris 1), philosophe, a publié l’an passé l’essentiel Matrice de la race. Recueil de dix textes écrits entre 1975 et 2000 par des universitaires, sociologues ou tout simplement militantes féministes noires américaines, Black feminism est une plongée théorique et politique, ainsi qu’un formidable témoignage sur deux siècles d’histoire des identités noires américaines. Mouvement héritier malgré lui de la fameuse « ligne de couleur  produite par les systèmes esclavagiste, puis ségrégationniste ou discriminatoire », le féminisme noir trouve son origine dans une double exclusion, qui survient au 19 è siècle, au moment de la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis. Au départ, mouvement féministe et lutte abolitionniste sont liées aux Usa : en 1830, de nombreuses associations féministes se mobilisent en faveur de l’abolition de l’esclave (Female Anti-Slavery society fondée en 1833). Très vite pourtant, une scission perverse intervient : ne pouvant supporter d’être reléguées plus bas que les anciens esclaves, les mouvements féministes blancs excluent la femme noire de la catégorie « femme ». « Dans cette configuration précise, explique Elsa Dorlin, un piège s’est refermé sur les femmes esclaves, qui n’ont considérées ni comme des femmes, ni comme des esclaves ».&lt;br /&gt;C’est en dénonçant et articulant simultanément cette double exclusion, de race et de sexe, en établissant précisément que la domination était toujours hétérocentriste et raciale, que le mouvement féministe noir américain se formalise et s’institutionnalise au début des années 70 sous l’impulsion d’auteures telles qu’Angela Davis, Michele Wallace ou encore tel que le collectif radical Combahee River Collective. Les apports du mouvement sont aujourd’hui énormes. Changement de perspective au même titre que l’arrivée en France du concept de genre, les problématiques Black féminists (l’identité de femme comme étant forcément racisée, le concept de sororité, la notion de domination. etc.) ont mis à la disposition des chercheurs « des outils critiques et théoriques pour penser et lutter contre le racisme et le sexisme ». Elles ont également poussé le mouvement féministe français à faire un retour critique sur sa propre histoire, et son rapport au colonialisme et au racisme. « Pourquoi, lorsqu’ on parle de féminisme noir en Métropole, on pense tout de suite à l’Afrique ou l’Amérique ? Pourquoi est ce qu’on ne pose jamais la question de la dimension post-coloniale de la France ? », interroge Elsa Dorlin. L’actualité politique contemporaine n’est pas en reste. En 1982, les féministes afro-américaines s’institutionnalisaient en publiant un ouvrage collectif intitulé «  Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont des hommes, mais nous sommes quelques unes à être courageuses ». Vingt-cinq ans plus tard, la candidature démocrate Hillary Clinton- Barack Obama, semble leur donner raison&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géraldine Sarratia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black Feminism&lt;/span&gt;, textes choisis et présentés par Elsa Dorlin, l’Harmattan, 260 p.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-6050759859439949728?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/6050759859439949728/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=6050759859439949728' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6050759859439949728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6050759859439949728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/05/double-peine-en-articulant-depuis-ses.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SC10yWq1fDI/AAAAAAAAAC0/ilAuPe1LSNw/s72-c/angela.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-632205104293479966</id><published>2008-05-13T00:29:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T00:32:26.822-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SClDyWq1fCI/AAAAAAAAACs/6omV-v0SMJo/s1600-h/guiatre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SClDyWq1fCI/AAAAAAAAACs/6omV-v0SMJo/s320/guiatre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199761777133714466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;J’ai la guitare qui me dérange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques mois elles sont partout. Elles squattent les magazines de mode, de Elle à Madame Figaro, crânent en couv’ des Inrocks, se confient dans les pages portraits de Libé. Comme protégées et portées par une sorte d’immunité, de ferveur collective, elles font l’unanimité. Intouchables, encensées, incontournables. Elles, ce sont les filles à guitares acoustiques. Elles s’appellent Carla Bruni, Elodie Fregé, Anaïs, Linda Lemay, Pauline Croze, Jeanne Cherhal, ou même Babette, récemment échappée des sautillants Dyonisos. Ces deux dernières années, elles incarnent le renouveau de la chanson française, qui ne jure plus que par elles. Un sacre pour le moins étonnant en ce début de vingt-et-unième siècle : qui aurait parié, il y encore vingt ans, que le futur se passerait d’électricité, et que la femme des années 2000 serait représentée par les descendantes de Sœur Sourire, assises sur leurs tabourets, en train de fredonner de jolies mélodies ?&lt;br /&gt;Car la fille à guitare acoustique ne « chante » pas vraiment. Elle chuchote, susurre, fredonne, joue avec son timbre de voix, parle parfois. Charlotte Gainsbourg, qui ne joue pas de guitare, fait évidemment partie de cette catégorie. Elle fait preuve d’une certaine retenue, question de style. Souvent grande, elle porte les cheveux longs et adore les basics, tout particulièrement le couplé, jean pull en cachemire. Un rien ne l’habille. Elle est très souvent, on le disait ; assise sur un tabouret. Une position (pas aventureuse) sûrement beaucoup plus confortable pour jouer de la guitare, mais, on en conviendra; pas très rock star. Mais justement, le rock, elle s’en fout.&lt;br /&gt;Pied-de-nez aux avancées technologiques, la fille à guitare acoustique sonne en effet comme un défi à l’histoire. Elle semble nous dire que le rock (et la contestation sociale qui va avec) n’a jamais existé, que Dylan n’a jamais revisité sa Highway 61 et que le monde ronronne, Like a rolling Stone. Qu’il était beau le temps vantés par les chanteurs et chanteuses de folk au début du siècle, les verts pâturages, les veillées au coin du feu. Pour la contestation, faudra repasser. Quand elle s’y essaie tout de même, elle la pratique avec mollesse, humour ou autodérision. C’est Anais qui s’en prend à un des piliers de notre société : le couple., qui lui « donne la gerbe »,  lui « colle le cul par terre » dans sa chanson la plus connue « Mon Cœur mon amour »….Pour mieux avouer,quelques couplets plus loin, le nerf de sa guerre : « Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule. »&lt;br /&gt;Jeanne Cherhal, elle, dans Douze fois par an parle de ses règles, un sujet à première vue audacieux et tabou. Le traitement laisse songeur. Cherhal chante « Douze fois par an, elle se tord de douleur (…) Son ventre est un feu/ un volcan fiévreux / Qui crie à sa place ». On ne peut qu’applaudir la vision biologisante de la femme, commandée, c’est bien connu, par ses hormones.&lt;br /&gt;C’est finalement le plus gros reproche que l’on adressera à la femme à guitare acoustique : chanter comme si mai 68 avait été une illusion télévisuelle, comme si les Slits, Patti Smith ou the Raincoats n’avaient jamais existé. Jouer de la musique comme on fait du tricot, pour passer le temps, et refuser de prendre à bras-le-corps des formes esthétiques nouvelles et les investir de significations politiques, sociales.&lt;br /&gt;Pas besoin d’être Roland Barthes pour comprendre que le rock et la guitare électrique sont bien plus que la musique de la jeunesse en colère. Ils symbolisent la puissance, la pulsation nécessaire au retournement d’un ordre établi.&lt;br /&gt;La fille acoustique c’est celle qui refuse comme l’écrivait Béatriz Preciado d’ « en avoir une grosse », de s’hypersexualiser au contact des guitares électriques et autres samplers, et peut être de prendre le risque de s’approprier des codes et qualités jusqu’alors masculines : agressivité, ambition, pouvoir . C’est la housewife fière de l’être, qui gratouille dans son coin, contente de sa condition. Avec sa guitare folk comme étendard, elle est le dernier rempart contre l’ennemie R’n’b au look « chienne de l’enfer », les corps mini String, maxi seins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G.S., Publié dans GQ, avril 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-632205104293479966?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/632205104293479966/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=632205104293479966' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/632205104293479966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/632205104293479966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/05/jai-la-guitare-qui-me-drange-depuis.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/SClDyWq1fCI/AAAAAAAAACs/6omV-v0SMJo/s72-c/guiatre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-6587473644506702085</id><published>2008-03-08T07:50:00.001-08:00</published><updated>2008-03-08T08:15:03.804-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hercules and Love Affair'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Disco'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Antony'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Andy Butler'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='genre'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R9K6hZPUlHI/AAAAAAAAACk/K-f4PnN27Ow/s1600-h/hercules+and+love.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R9K6hZPUlHI/AAAAAAAAACk/K-f4PnN27Ow/s320/hercules+and+love.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175404004675720306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HEROS DISCO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi parle la disco ? de bonheur, de joie partagée sur la piste ? Oui, et aussi et surtout de soi, de la place qu'on parvient à se faire dans le monde avec son genre, ses particularités. Plus encore que dans certaines chansons Pop qui peuvent décliner des paroles tristes sur des mélodies enjouées, il y a quelque chose de fondamentalement triste, profond dans la disco. un équilibre subtil, précieux qui me transporte. comme quand Sylvester chante "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I need somebody to love me tonight&lt;/span&gt;", que Jimmy Sommerville chnante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Smalltown boy&lt;/span&gt; ou qu'Antony sur ce nouveau très beau projet Hercules and Love Affair chante le bouleversant &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Blind.&lt;/span&gt; A l'origine de ce projet collectif, Andy Butler un Dj qui gravite dans la scène underground queer de NY et SF depuis une bonne quinzaine d'années. Smalltown boy lui même, de Denver ("j'étais le seul a chanter &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pump up the Jam&lt;/span&gt; à l'arret de bus" ), Butler tombe en arret face à Yazoo le groupe d'Alison Moyet dans les années 80. La fièvre disco ne le quittera jamais plus. Hommage à cette culture, fier, camp, Hercules and Love affair est un des plus attachants et renversants disques de cette rentrée. produit par DFA, Butler livre des hymnes chantés par Antony, Nomi ou Kim Ann.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-6587473644506702085?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/6587473644506702085/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=6587473644506702085' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6587473644506702085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6587473644506702085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/03/heros-disco-de-quoi-parle-la-disco-de.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R9K6hZPUlHI/AAAAAAAAACk/K-f4PnN27Ow/s72-c/hercules+and+love.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-3132722066305236737</id><published>2008-02-27T01:50:00.001-08:00</published><updated>2008-02-27T01:59:20.360-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='leibovici'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nantes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='queer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='genre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='beth Ditto'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R8U0Hi8CJkI/AAAAAAAAACc/-HI9MYrrqnw/s1600-h/001.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R8U0Hi8CJkI/AAAAAAAAACc/-HI9MYrrqnw/s320/001.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171597051347215938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'EST  MON GENRE !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La France ayant la réputation d’être le pays où la politique des identités n’existe pas, la rencontre C’est mon Genre de Nantes proposée par l’erban est l’occasion de revisiter et repenser les enjeux, les acquis, les implications des pensées féministes et de la question du genre – concept qui tente de saisir les contradictions identitaires. C’est mon Genre aborde les rapports de pouvoir, les relations entre l’art, le féminisme et la philosophie post-structurale ou la queer theory.&lt;br /&gt;Parler de féminisme(s) n’est pas une invitation à une guerre des sexes mais permet de mieux appréhender les ressemblances et les différences en abordant la complexité de ce qui fait l’identité d’un individu.&lt;br /&gt;Cette rencontre invite au débat à partir des recherches d’Emmanuelle Antille, Marc Bauer, Alain Buffard, Françoise Collin, Brice Dellsperger, Elsa Dorlin, Fabienne Dumont, Valie Export, Virginie Jourdain, Elisabeth Lebovici, TaniaMouraud, Beatriz Preciado, Elvan Zabunyan, Giovanna Zapperi...&lt;br /&gt;Elle s’appuie sur une question : Quels sont les enjeux de cette&lt;br /&gt;réalité pour les jeunes générations et leurs pratiques de l’art ? »`&lt;br /&gt;Trois jours de débats donc, colloques qui pourront avoir pour thème la performance de genre de Beth Ditto in « what would beth ditto do ? » (Eleibovici-Gsarratia) , une intrigante étude « Foucault vs Madonna : Outils média et constructions identitaires », ou encore « Performe ton genre, performe ta race » par Elsa Dorlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colloque c’est mon genre&lt;br /&gt;les 4, 5 et 6 mars 2008&lt;br /&gt;de 10h00 à 19h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;amphithéâtre, 5e étage de l’école&lt;br /&gt;entrée libre dans la limite des places disponibles&lt;br /&gt;école régionale des beaux-arts de nantes&lt;br /&gt;place dulcie september&lt;br /&gt;44001 nantes cedex 1&lt;br /&gt;t. 02 40 35 90 20&lt;br /&gt;f. 02 40 35 90 69&lt;br /&gt;http://www.erba-nantes.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-3132722066305236737?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/3132722066305236737/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=3132722066305236737' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/3132722066305236737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/3132722066305236737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2008/02/cest-mon-genre-la-france-ayant-la.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/R8U0Hi8CJkI/AAAAAAAAACc/-HI9MYrrqnw/s72-c/001.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-5579462149119969578</id><published>2007-10-23T02:49:00.000-07:00</published><updated>2007-10-23T03:18:10.009-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='post-porn'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sprinkle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Preciado'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bourges'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexe Public'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='queer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Despentes'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;SPRINKLE A BOURGES !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rx3Evgghc5I/AAAAAAAAABs/8qHLvRK5wrU/s1600-h/about_bg_v2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rx3Evgghc5I/AAAAAAAAABs/8qHLvRK5wrU/s320/about_bg_v2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5124468271476732818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je suis à deux heures de Paris et je serai cette semaine la capitale bouillonnante de l'activisme queer et des réflexions sur les questions de genre, le féminisme, le sexe et ses représentations. Je suis? je Suis ? Londres ? Bruxelles ? Deauville ? mais Non, je suis BOURGES ! cette semaine, du 22 au 28 octobre, Bourges accueille en effet &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sexe Public&lt;/span&gt;, une semaine de débats, c&lt;span style="font-size:100%;"&gt;onférences, colloques gratuites et ouverts à tous. E&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:12;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;lle est organisée par l’association Emmetrop(&lt;a href="http://www.emmetrop.fr.fm/"&gt;www.emmetrop.fr.fm)&lt;/a&gt; , en partenariat avec la philosophe et théoricienne du genre Béatrice Préciado, auteure du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Manifeste contra-sexuel&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, dont les travaux prolongent Foucault et Deleuze. Fondé en 1984, l’association Emmetrop, dont le champ d’action s’inscrit à l’intersection de l’art contemporain, des musiques actuelles, des cultures urbaines , pas novice en la matière. L’an dernier elle avait déjà organisé Yesporno, une manifestation du même genre dont le point fort avait été constitué par la rencontre entre l’écrivaine-réalisatrice Virginie Despentes et la réalisatrice de porno SF taiwaiennaise Shu Lea Chang. Cette année, en plus de Despentes et Préciado, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Sexe Public&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; reçoit la musicienne , actrice , écrivaine, performeuse Lydia Lunch et surtout Annie Sprinkle, figure essentielle du féminisme pro-sexe. En 1985, cette actrice porno, prostituée, aujourd’hui artiste reconnue, est en effet la première à utiliser le terme de post-pornographie en référence une performance qu’elle vient de réaliser, &lt;i style=""&gt;The Public Cervix Announcement&lt;/i&gt;. Lors de cette performance Sprinkle invite en effet le public à s’introduire dans son vagin à l’aide d’un spéculum et à explorer ce dernier. Un acte, fondateur, avec lequel, comme l’explique la philosophe Béatrice Préciado, « &lt;i style=""&gt;se dessine alors une nouvelle représentation du sexe et de la sexualité, qui critique simultanément la censure préconisée par le féminisme abolitionniste et la visibilité normative produite par le discours médico-légal et les codes de la pornographie traditionnelle &lt;/i&gt;». Un acte qui rendra possible la post-pornographie, cette ensemble de films, performances ou textes qui détournent et réinventent les codes du X traditionnel, et dans lequel on trouve des artistes tels que Bruce &lt;st1:personname productid="La Bruce" st="on"&gt;La Bruce&lt;/st1:personname&gt;, Del Grace Volvano ou Virginie Despentes. « &lt;i style=""&gt;Annie Sprinkle a fait du porno quelque chose de rayonnant, loin des idées recues &lt;/i&gt;, explique Karin-Eric de l’association Emmetrop&lt;i style=""&gt;. Les femmes que nous invitons réécrivent les histoires dominantes. Dans notre société, où s’opère un retour du puritanisme et où la sphère privée est de plus en plus mise à distance, il est particulièrement important de rendre visible ces formes qui réinventent la sexualité&lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.anniesprinkle.org/"&gt;www.anniesprinkle.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-5579462149119969578?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/5579462149119969578/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=5579462149119969578' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/5579462149119969578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/5579462149119969578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/10/sprinkle-bourges-je-suis-deux-heures-de.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rx3Evgghc5I/AAAAAAAAABs/8qHLvRK5wrU/s72-c/about_bg_v2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-8424494670677964353</id><published>2007-10-22T01:26:00.000-07:00</published><updated>2007-10-23T02:46:41.882-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jd Samson'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique electronique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='riot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Johanna Fateman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Tigre'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rxxlwgghc3I/AAAAAAAAABc/MZfpJ-Bo_1I/s1600-h/LE+TIGRE.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rxxlwgghc3I/AAAAAAAAABc/MZfpJ-Bo_1I/s320/LE+TIGRE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5124082360075252594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;MEN ou LE TIGRE EN CARTON&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi soir minuit : j'enfourche mon scooter et brave le froid pour aller jeter une oreille à MEN aka Le Tigre , le nouveau project de Jd samson et Johanna Fateman, dixit le Flyer :&lt;br /&gt;"À&lt;span style="font-style: italic;"&gt; l’occasion de leur tournée européenne, elles s’arrêteront en France, pour nous présenter leur nouveau side project, MEN. Bidouilleuses de talent, elles produisent des sets dégénérés et énergiques à coups de remixes et de productions personnelles, alliant pop, rap, disco et dance. Évènement incontournable GRRR !&lt;/span&gt;" Vite dit. Le résultat fut plus proche du foutage de gueule que de l'évènement. Vêtues de capes portant leurs nouvelles couleurs, JD et Johanna, s'agitent derrière deux laptops et balancent leur sélection, plus proche de l'animation de mariage que de Dj set digne de ce nom. ça sentait plutôt le gros prétexte pour s'offrir un petit voyage en Europe au frais de Le Tigre (c'est Kathleen Hannah qui doit être contente).Titres ultra mainstreams (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Around the world, Like a prayer&lt;/span&gt;) toujours présentés dans la pire version remix existante. Une des mes copines me glisse, offrant un parfait résumé de la situation : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sympa leur nouveau concept : " on s'appelle Men, on met des capes et on passe des disques de merde"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Entendons nous bien: passer des disques de merde n'est pas en soi un délit, tout dépend du contexte (encore fait-il savoir choisir le BON Madonna !). De la part de meufs qui se réclament du Tigre, ce groupe pour qui musique et revendication politiques ont toujours été inspérables, ça du mal à passer. ça fait même assez mal au cul.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.letigreworld.com/"&gt;www.letigreworld.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-8424494670677964353?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/8424494670677964353/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=8424494670677964353' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/8424494670677964353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/8424494670677964353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/10/men-ou-le-tigre-en-carton-vendredi-soir.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rxxlwgghc3I/AAAAAAAAABc/MZfpJ-Bo_1I/s72-c/LE+TIGRE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-6886141372686169849</id><published>2007-10-16T03:55:00.000-07:00</published><updated>2007-10-16T10:29:15.973-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Border Community'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fairmont'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique electronique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RxSZlgghc2I/AAAAAAAAABU/dNsn2NZssB8/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RxSZlgghc2I/AAAAAAAAABU/dNsn2NZssB8/s320/images.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121887545887650658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:130%;"  &gt;FAIRMONT LE MAGNIFIQUE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2005, son Gazebo, trip mélodique et psyché, nous avait retourné la tête. Avec ce titre sorti sur le label de James Holden Border Community, Fairmont, de son vrai nom Jake Fairley s'était imposé, avec Nathan Fake, comme un des plus fins mélodistes du moment. Surtout il dessinait une nouvelle voie pour la musique electronique engluée dans trop de systématisme et de minimalisme. Aujourd'hui il s'apprête à sortir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coloured in memory&lt;/span&gt;, un deuxième ambum somptueux dont le point d'orgue est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flight of the Albatross&lt;/span&gt; : une mélopée de six minutes hantée et flottante, sublime.&lt;br /&gt;J'appelle Jacob qui vit à Berlin dans son appartement de Mitte. Interview.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu vis à Berlin depuis longtemps?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années maintenant, pour un tas de raisons. Par rapport à la musique que je joue, c’était plus cohérent de me trouver en Europe. J’ai choisi Berlin parce que beaucoup de mes amis s’y étaient installés, que j’adore cette ville, et que la vie n’y est pas chère ! Ici je peux assez facilement payer mon loyer en jouant en clubs et vivre de ma musique. &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu as toujours eu un son plus européen que canadien ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il n’y pas vraiment de scène club aux Etats-Unis. En partie à cause des distances, du coût des transports. Les clubs sont plus petits, ils ferment plus tôt. Beaucoup d’artistes electroniques canadiens viennent vivre en Europe (Pan Tone, Konrad Black..)&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quand as-tu enregistré ce disque ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je l’ai majoritairement réalisé entre les mois de février, mars et avril 2007. Mais certains tracks remontent eux à trois ans. Je les ai retravaillées complètement en gardant certains éléments tels que la mélodie. Je crois que le premier track que j’ai composé est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I need Medecine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu as tout produit sur ton ordinateur ? ou tu as été en studio ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai un petit studio dans mon appart. J’ai un ordinateur et beaucoup d’équipement analogique.&lt;br /&gt;J’ai tout fait chez moi. Vers la fin, James Holden et venu passer quelques jours, pour écouter et me donner son avis. C’était précieux d’avoir quelqu’un qui porte un regard neuf&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et te dire « l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à c’est trop court, là c’est ok… ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment as-tu eu l’ide de Flight of the Albatross ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Je ne sais pas ! (il rit). Parfois mes chansons font références à des éléments de mon passé, des émotions comme l’indique le titre. J’ai écouté le titre, et essayé de déterminer à quoi cela me faisait penser. Et cette figure de l’Albatross est venue dans ma tête. J’avais le sentiment de quelque chose qui flottait.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Border Community : Comment les as -tu rencontrés ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai envoyé un e mail ! c’était en 2004 et je commençais à tourner en rond, à être ennuyé par ce que je faisais. J’avais la sensation de mettre engagé dans une voix et d’avoir terminé de l’explorer. Cela valait surtout pour mon projet jake Fairley avec lequel je produisais des tracks techno-rock. Je ne savais plus trop ce que je voulais faire, et écouter. J’ai commencé à travailler à de la musique plus douce. J’ai aussi découvert la musique de Nathan Fake et James Holden. Elle m’a redonné mon enthousiasme.&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu te sens proche d'eux sur un plan créatif ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui. Je me reconnais totalement dans la musique de Nathan et James. Non que je me sente influencé, pu que j’essaie de les copier. James Holden est mon producteur et mon DJ favori ces deux dernières années. Nous avons joué pas mal ensemble et il m’a offert de tourner avec lui pour la sortie de mon album&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Border Community t’a redonné ton enthousiasme. Selon toi qu’ont –ils apporté de nouveau pour la musique électronique ?&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce label a imposé un sens mélodique très fort. Beaucoup de gens ont copié cela maintenant. Tout le monde veut faire des tracks electro dotés d’une énorme mélodie. Border, par le biais de James a également a apporté une complexité dans la programmation, la production. Nathan a apporté la mélodie et James cette complexité et densité dans la programmation.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, beaucoup de producteurs font cela. Mais à l’époque, c’était nouveau et sonnait différemment. Le challenge à présent c’est de parvenir à aller plus loin. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les gens, en parlant de Border, parlent souvent d’electro-psyché. Tu comprends cette appellation ? En même temps il suffit de regarder la pochette super psyché de ton album !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je ne sais pas si ma musique est particulièrement hypnotique ou psychédélique, moins en tout cas que celle de james. Mais je pense que nous avons sen commun&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;d’être plus influencés et nourri par la musique du passé et de cette époque, plutôt que par de sons et une esthétique futuriste. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;b style=""&gt;Quand tu as fait Gazebo, tu sentais que ça allait devenir un gros track clubs ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Non, pas vraiment. Mais quand j’ai su que Border le sortait, j’ai su que ça allait quand même marcher. Le label était très hype et surtout ne sortait que très peu de maxis. Tous marchaient assez bien. Je pense que si j’avais sorti ce track sur un autre label, il aurait eu une histoire différente. Je pense que ce titre est sorti sur le bon label, au bon moment. Je ne le trouve pas différent ou meilleur que d’autres tracks que je produis.&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Quand as-tu commencé à faire de la musique électronique ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Autour de &lt;st1:metricconverter productid="1995. A" st="on"&gt;1995.  A&lt;/st1:metricconverter&gt; cette époque, la musique que j’écoutais m’ennuyait pas mal. J’ai grandi à Toronto. Je traînais pas mal dans le milieu skate, j’écoutais beaucoup de punk, de rock, et aussi beaucoup de hip-hop comme tous les skateurs. J’ai commencé à vraiment m’intéresser aux instrus hip-hop, ça a été mon initiation à la musique électronique. Puis le hip-hop m’ a vraiment lassé. J’écoutais un peu de musique électronique à la radio. Il m’ fallu du temps pour trouver des trucs que j’aimais vraiment. Je n’y connaissais rien. Ma mère avait un ordinateur et j’ai commencé à) bidouiller des trucs. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais !! Un an après j’ai eu mon premier synthé analogique, puis une boîte à rythmes.&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu as fait une reprise très enragée de I wanna be your dog. ? Tu écoutes toujours beaucoup de rock ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui ! J’écoute autant de groupes à guitares de que musique électronique. Et peut être même plus parce que j’entends tellement d’electro quand je joue le we, qu’ensuite j’ai envie d’autre chose. En ce moment, je n’écoute spas trop les trucs du moment, les groupes electro rock, ça me gonfle. J’aime beaucoup the Ponys, ils sont de Chicago ; c’est pop, très psychélique. Ils ont un super son de guitare.&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu produis aussi des tracks sous le nom Jake Failey. Comment conçois tu ce sdifférentes identités ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Quand j’ai commencé à faire de la musique, je n’ai pensé consciemment à prendre plusieurs identités, à en faire sous différentes identités. Je produisais des tracks et ce sont les différents labels pour qui je bossais, qui, petit à petit m’ont poussé à faire ça. Ils voulaient que les choses soient très claires, séparées. Je pense qu’aujourd’hui, la musique a pas mal changé de ce point de vue. En ce moment, j’ai surtout envie de faire de la musique pour Border, avec Fairmont.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jake Fairley te manque de temps en temps ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Non.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je crois que je suis plus un party animal. Je me sens plus en phase avec Fairmont. Produire des sons agréables, tenter de me sentir bien dans ma vie, de mener une vie agréable. Pas d’être dans le chaos.&lt;/p&gt;     &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Tu es intéressé par le son electronique de 2007 ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pour moi 2007 n’est pas la meilleure année de l’histoire de la musique mais cela ne signifie pas que 2008 ne le sera pas. Il y a de très bonnes choses qui sortent. Le vrai problème cette année je trouve, et en particulier dans la scène techno, c’est que les djs et producteurs essaient trop de faire plaisir au public, au détriment de la musique. Ils sont plus préoccupés par le fait de réussir leur soirée que de jouer de la bonne musique. Trop de gens se contentent de copier le son Minus, le son Border Community au lieu de se demander ce qu’il y aura après. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu aimes la nouvelle scène parisienne : Justice,  &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ed banger ?&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;No comment ! ce n’est pas mon son. Peut être si c’étit sorti il y &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;a quelques années.. mais là je suis trop vieux, c’est trop fort pour moi. Au Canada, ça cartonne. C’est la musique parfaite pour ce pays où tout ferme à deux heures. Tu vas au bar, tu bois, t’écoutes Justice et après tu dors!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu joues souvent en France ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui, beaucoup dans le sud de France. J’ai joué au Pulp deux fois, une fois avec Jennifer l’autre avec Siskid. J’adore jouer au Rex. Je m’y amuse toujours beaucoup ; le son est génial et le staff est super sympa.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aujourd'hui tu vis de ta musique ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui. Depuis que Gazebo est sorti en gros. Je ne suis pas riche, mais je peux payer mon loyer et arrêter de me stresser avec ça. Je peux refuser des dates, prendre du temps pour moi, comme ces trois mois pour faire l’album. La dernière fois que j’ai eu un job c’était il y a cinq ans. Mais je pense que je ne pourrais pas vivre de la même façon à Paris. C’tes Berlin qui permet ça.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D’où vient ton nom, Fairmont ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’était le nom de la voiture que mon père conduisait quand j’étais petit. C’est une marque, comme Ford. C’était une assez mauvaise voiture je crois. ? c’est aussi le nom d’une chaîne d’hôtels. Si tu tapes sur Google, tu vas tomber dessus !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-6886141372686169849?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/6886141372686169849/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=6886141372686169849' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6886141372686169849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/6886141372686169849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/10/en-2005-son-gazebo-nous-avait-retourn.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RxSZlgghc2I/AAAAAAAAABU/dNsn2NZssB8/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-2969114210119765462</id><published>2007-10-10T07:19:00.000-07:00</published><updated>2007-10-16T10:29:50.106-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='M.I.A'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='business de la musique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rwzi1QghczI/AAAAAAAAAA8/g611cIFtKvI/s1600-h/M.I.A.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:verdana;" &gt;LA BOMBE M.I.A&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rwzi1QghczI/AAAAAAAAAA8/g611cIFtKvI/s320/M.I.A.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119716281005732658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; On se repasse en boucle Kala son deuxième album qui repousse un peu les limites des musiques urbaines dans un mélange explosif de hip-hop, electro, standards de Bollywood et rythmes des favelas. Rencontre avec M.I.A, la nouvelle icone de la musique altermondialiste et décomplexée, quelques minutes après son concert à Rock en Seine.&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui tu portes une robe dorée Castelbajac. Est-ce que la façon dont tu es habillée est importante quand tu es sur scène ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Oui. Pour le dernier album, je voulais avoir un style très africain, très tiers-monde. Je portais des fringues que j’avais eu à la croix rouge. Je pensais beaucoup aux chefs d’Etat ou dictateurs africains, si fiers. L’image est tellement importante pour eux ! ça m’a toujours interpellée. Ils font tellement attention à la façon dont ils sont habillés. Dans le tiers monde, ça fait vraiment partie de la culture de se mettre sur son 31 quand tu fais un show. Et j’adore ça parce que dans ma vie de tous les jours c’est très différent. Je mets ce qui est pratique, me tombe sous la main. Il y a un tas de vêtements et je pioche dedans. Ce qu’il a dans l’endroit où je me trouve surtout ! J’ai des problèmes de visa, donc souvent je ne peux pas rentrer aux Usa. Donc c’est pas toujours fashion, mais une fois que tu as ton style , c’est cool de s'y tenir&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;b style=""&gt;Penses tu que ton style est connecté à ta musique ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas. Ce sont les autres qui peuvent dire ça. Je ne peux pas penser comme ça. Je m’habille , et fais de la musique en suivant mes envies, ce que je suis.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;b style=""&gt;La relation entre musique et style semble avoir a beaucoup évolué. Avant ils semblaient aller de pair : si tu étais habillé rock, tu écoutais du rock. Aujourd’hui on peut rencontrer un jeune qui s’habille rock mais écoute du hip-hop..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Oui , c’est juste. Les lignes se brouillent, se troublent et c’est une bonne chose. Je pense que c’est ce qui arrive dans la musique, les styles se mélangent. C’est normal je pense que la mode réflète ça également. La musique que je représente est faite d’un mélange de pleins d’ingfluences. C’est normal que la mode le soit aussi. Ce sont des fringues bons marchés et ça doit l’être. Si tu prends tous les gamins qui sont fans de nu-rave, leurs fringues sont bons marchés. Elles viennent de Tunstall Market. La vie est si chère en Angleterre. Tu ne peux pas te permettre d’acheter du Balenciaga. Donc tu dois te fabriquer tes propres fringues comme les punks qui portaient des épingles à nourrices et portaient des pantalons de chantier. De nos jours tu peux te permettre d’être un tout petit plus sophistiquée, grâce à la technologie. Produire les choses n’est plus compliqué ou très coûteux. Mes leggins viennent de chez American Apparel, je les ai payés &lt;st1:metricconverter productid="2 pounds" st="on"&gt;2 pounds&lt;/st1:metricconverter&gt; sur le marché. Aujourd’hui qu’il soit question de musique, de mode, de culture ce sont les idées qui comptent. Si tu vas sur You tube, My Space, tu vois bien que ce sont les idées qui font la différence, pas le fait qu’une chose coûte cher. Pas les diamants ou le bling-bling. Celui qui gagne, c’est qui est le plus ingénieux, propose la coimbinaison la plus originale.il y a tellement de trucs merdiques sur la planète. Quand tu vas dans un magasin de disque, ça te donne le tournis tellement il y a&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de références. Le processus de sélection est devenu essentiel.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Dans l’histoire de la musique, quelles sont les femmes qui t’ont influencé ? Musicalement, dans leur style ?&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;Récemment j’ai joué avec Bjork, elle est incroyable. Elle a toujours le même style, la même vision ?. c’est important d’avoir des gens comme elle. J’aime sa musique même si c’est éloigné de ce que je fais. Elle a été un modèle pour moi. Quand j’étais à &lt;st1:personname productid="la St Martin" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la St" st="on"&gt;la St&lt;/st1:personname&gt;  Martin&lt;/st1:personname&gt; School of arts,j’étudiais le cinéma, l’image. Et Bjork a vraiment été cruciale. Je repense à certains clips, très avant-gardiste. Maintenant tout cela a beaucoup évolué. Il est très difficile de faire une vidéo qui révolutionne le genre aujourd’hui. Mais à l’époque elle était à part. Elle avait le cran de prendre des risques. Je suis aussi très proche de Peaches et Justine Frishmann de Elastica. Elles ont été très importantes dans ma vie, dans mon désir de faire de la musique.&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;b style=""&gt;Penses tu encore à faire un film ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Oui. Mais &lt;st1:personname productid="la St Martin" st="on"&gt;la  St Martin&lt;/st1:personname&gt; a été un endroit particulier pour apprendre le cinéma. Tu peux filmer un mur pendant une demi-heure puis te lancer dans une grande tirade pour expliquer combien c’est plein de sens et profond ! bla bla bla (elle rit ). Ce n’est pas ce dont j’ai envie&lt;br /&gt;Pour l’instant la musique m’apporte énormément.mais si tu deviens très bon, tout d’un coup tu deviens étrangement seul. Je ne sais pas trop si j’ai envie de devenir bonne à ça ou rester avec tout le mo&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Tu réalises toi-même tes vidéos clips?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’essaie de collbarorer . Pour la vidéo de &lt;i style=""&gt;Boys &lt;/i&gt;c’était super marrant. Je suis allée en Jamaique et j’ai fait une vidéo avec des gens là bas. Je n’ai pas envie de faire des vidéos de façon classique. J’ai envie de choses plus expérimentales. Pour Jimmy, les gens de la maison de disque m’ont dit « &lt;i style=""&gt;on parie que t’es pas capable de faire uen pop song, parec que tu en as besoin d’une pour les charts&lt;/i&gt; ». ça m’a rendu malade ! Je leur ai dit ok mais je vais vous faire du Abba. Sur la vidéo je voulais aussi jouer avec cette image pop. Ils voulaient que je sois une gentille fille, douce, et tranquille. Et je les ai laissés faire sur le coup. Parce que c’est assez intéressant de voir comment les autres vous perçoivent. Mais mon prochain clip sera beaucoup plus alternatif. Je pense que je le ferai sur I Chat. Je l’ai fait pour &lt;i style=""&gt;Bamboo Banga&lt;/i&gt;. J’ai joué la chanson sur mon laptop pendant quej’étais sur I chat.J’ai intégré le son de la vidéo dans la chanson. Elles sont intrinsèquement connectées.&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;b style=""&gt;Tu étais très attendue pour ce deuxième album. Est-il facile de dealer avec la pression de l’industrie musicale ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;ça va , ça vient. Tu dois tout prendre avec le&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;sens de l’humour. J’oscille entre sens de l’humour et être bitch. (COMMENT ON traduit ? : salope, n’en faire qu’à ma tête). Tu ne peux pas l’éviter, c’est super dur d’être une femme dans l’industrie. Si tu veux en faire partie, tu dois être super forte, dure. Tu dois être bonne dans absolument tout ce que tu fais : tant le domaine de la création que de l’image. Tu dois être consciente de tout ce que ça implique. Mais j’ai l’impression que les femmes utilisent les deux parties de leur cerveau. ? Björk a vraiment réussi ça. Quand tu es une femme, tu as toujours davantage de choses à prouver.&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;Te définirais tu comme une artiste politique ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ma vie m’a rendue comme ça. Je n’ai pas choisi de l’être. Je trouve la politique ennuyeuse, et cette chose ennuyeuse a affecté ma vie d’une façon incroyable. Donc je suis dedans et me voilà.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Propos recueillis par Olivier Nicklaus et Géraldine Sarratia&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-2969114210119765462?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/2969114210119765462/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=2969114210119765462' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2969114210119765462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2969114210119765462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/10/on-se-repasse-en-boucle-kala-son.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/Rwzi1QghczI/AAAAAAAAAA8/g611cIFtKvI/s72-c/M.I.A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-316935208244246177</id><published>2007-06-10T05:14:00.000-07:00</published><updated>2007-06-10T05:51:47.468-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sasquatsch'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='electrelane'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RmvtFCoP7-I/AAAAAAAAAAU/wnkBZ-Yhf8w/s1600-h/DSCN1847.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RmvtFCoP7-I/AAAAAAAAAAU/wnkBZ-Yhf8w/s320/DSCN1847.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074410076023812066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tournée américaine depuis le début du moi de mai (elles ont écumé la cote est en compagnie de The Blow), les Anglaises d’Electrelane qui défendent les couleurs de leur superbe cinquième album, No Shouts, No Calls partent cette semaine à l’abordage de la Côte Ouest des Usa. Première étape, au nord Ouest du pays : le festival de Sasquatsch qui comptait en tête d’affiche Arcade Fire, Manu Chao, Grizzly Bear et Björk en vedette américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RmvsmyoP79I/AAAAAAAAAAM/-fHaIyj918M/s1600-h/DSCN1845.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RmvsmyoP79I/AAAAAAAAAAM/-fHaIyj918M/s320/DSCN1845.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074409556332769234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SAMEDI 26 MAI : The Gorge, Etat de Washington. Sasquatsch festival&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après trois heures de route à travers la forêt et des paysages plus désertiques, me voilà arrivée a the Gorge, une gorge naturelle à couper le souffle, en pleine nature, à l’est de Seattle. Moins gros que Coachella, son comparse californien, Sasquatsch est un des meilleurs festivals américains. Une réussite qui tient au site, exceptionnel (La vue est tout simplement saisissante, la grande scène donnant l’impression  de sauter dans le vide), et à l’esprit joliment décalée du festival pour les states : très engagé sur les questions écolo, Sasquatsch (le yéti en patois local)qui interdit par exemple les canettes en verre cultive une fibre alter-mondialiste comme en atteste les foulards et looks néo hippies croisés ça et là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est environ 15 heures lorsque je rejoins les Electrelane (Emma Gaze, Verity Susman, Ros Murray, Mia Clarke) accompagnées de leur ingé son Tony, leur manager Martin et leur chauffeur Billie Ray qui arrivent droit du Montana. 15 H 45, les filles montent sur la petit scène, the Wookie stage. En dépit de quelques problèmes de son, d’un vent plutôt capricieux et d’un soleil qui cogne fort, les Anglaises délivrent un très bon concert, confirmant leur excellente prestation à la Cigale le mois dernier. Leur set, nerveux, électrique, mêle morceaux de leurs anciens albums (Eight Steps, tendu en diable, The Bells) et nouveaux morceaux, tel le poignant In Berlin ou le plus volontaire The Great Times.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une séance de dédicace sur le stand d’un  magasin de disques installé sur le site du festival, on part à la recherche de bières gratuites et du catering backstage.&lt;br /&gt;Ros et Verity tapent la discute avec Will le chanteur d’Arcade Fire et quelques autres membres du groupe (PHOTO 10) Les deux groupes se connaissent bien. Les Anglaises ont en effet assuré la première partie européenne des Montréalais et reprennent du service sur quelques dates américaines, dont Portland le lendemain.&lt;br /&gt;Côté musique, pendant que les passionnants The Grizzly Bear donnent une prestation de haute volée sur The Wookie Stage, Manu Chao et son Radio Bemba Sound system mettent le feu à l’incroyable grande scène qui donne la sensation de tomber à pic dans la gorge naturelle. Très en jambe, soutenu par un groupe solide et ultra festif, Manu Chao qui porte un foulard rasta, fait mouche avec les rythmes punk-ska-reggae qui sortent de sa grestch orange. L’ex leader de la Mano, qui a toujours préféré joué pour des stades d’Amérique du Sud ou les indiens du Chiapas connaît une notoriété grandissante aux states, et pas seulement chez la communauté latino. Ultra réceptif, le public lui fait un triomphe.&lt;br /&gt;Sur The Wookie Stage, les Beastie Boys en cravate et costumes livrent un show « instrumental » (avant le gros concert du lendemain prévu sur la grosse scène). Comprendre avec instruments, car les trois Mc new-yorkais sont bien incapables de tenir leur langue. En grande forme et en formation guitare, basse, batterie, clavier, les quadra alternent instrus psychédéliques à souhait (Sabrosa) et reprennent avec un plaisir manifeste les brûlots punkies des débuts.&lt;br /&gt;La nuit tombée, nous allons toutes(exceptée Emma qui a filé et nous rejoint directement à Portland) assister au show d’Arcade Fire. Là encore, mauvais son, beaucoup de vent mais le gang de Montréal livre une prestation épique et habitée. Sur le coup de 23 h30, la très attendue Björk monte sur scène. Vêtue d’une fantasque robe jaune au style néo-médiéval, elle entame un set d’une heure trente lors duquel elle revisite majoritairement son répertoire (Hunter, Hyperballad, Joga..) et fait découvrir quelques morceaux de Volta, son dernier album. Accompagnée d’une section cuivre, de beats électroniques et d’une chorale exclusivement féminine, elle occupe la scène de manière impressionnante. Tantôt junévile lorsqu’elle danse et sautille au son des beats mates et puissants, elle se transforme en diva l’instant d’après, blouleversante de puissance et d’émotion. Minuit trente. Nous rejoignons le bus pour tenter de dormir quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIMANCHE 27 : en route pour Portland&lt;br /&gt;6 am. Bille Ray, le grand gaillard originaire du Kentucky qui conduit le bus démarre. Direction Portland, où le groupe se produit le soir même en compagnie d’Arcade Fire au Schnitzer Hall. Le bus est l’autre grande star de cette tournée : entièrement chromé, super confortable, il est équipé du wifi (qui fonctionne un peu quand il veut), de télés, lecteurs DVD et de lits couchettes dans lesquels nous dormons.&lt;br /&gt;(PHOTOS 11 a 14)&lt;br /&gt;La route qui relie The Gorge à Sasquatsch est superbe. On croise d’immenses paysages qui se font de plus en plus désertiques à mesure qu’on avance. On croise des vaches, et fait une pause sur le coup de 11h dans un petit bar restau sur la route. A suivre….&lt;br /&gt;(PHOTOS 15 et 16)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-316935208244246177?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/316935208244246177/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=316935208244246177' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/316935208244246177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/316935208244246177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/06/en-tourne-amricaine-depuis-le-dbut-du.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_8S54q49lXM8/RmvtFCoP7-I/AAAAAAAAAAU/wnkBZ-Yhf8w/s72-c/DSCN1847.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-2130842368741704791</id><published>2007-01-28T04:43:00.000-08:00</published><updated>2007-01-28T04:47:41.375-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='40 ans après mai 68'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;40 Ans après mai 68&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers temps, pas mal de bouquins s’interrogent sur la condition de la femme. Qu’ils appellent à une « deuxième émancipation » des femmes ou se contentent de dresser un constat, tous s’accordent pour dire que c’est loin d’être gagné aujourd’hui.  Pourtant qu’est ce qu’être féministe aujourd’hui ? Notion à tort galvaudée, trop souvent synonyme de  ringarde et mal baisée, la féministe était devenue une sorte de maladie honteuse, pourfendue par les médias. Il est grand temps qu’elle fasse son retour.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A leurs corps défendant &lt;/span&gt;(Seuil), un excellent essai d’Anne Simon et Christine Detrez analyse le traitement du corps dans la littérature féminine contemporaine. En s’appuyant sur des textes de Nina Bouraoui, Christine Angot, Marie Darrieussecq, Catherine Millet, Catherine Breillat, Virginie Despentes… les deux auteures s’interrogent : &lt;br /&gt;Certaines de ces auteures se revendiquant par ailleurs féministes ne font-elles que reproduire des stéréotypes pensés par les hommes et perpétuer les clichés les plus éculés sur la nature féminine ? (fragile, liquide etc…) La simple inversion des modèles garantit-elle leur affranchissement ?&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qui a peur du deuxième sexe&lt;/span&gt;, un essai à paraître chez Hachettes Littérature le 21 février 2007, la journaliste de Libération Cécile Daumas se demande, ne partant de l’hypothèse propagée par les néo-réacs Eric Zémour ou Alain Soral si les femmes auraient pris le pouvoir ? &lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Beaucoup rêvent la Française des années 2000 en amazone victorieuse. A l ‘aise dans sa féminité, celle-ci n’aurait plus l’homme pour adversaire. (..) Pourtant la superwoman glamour ne cache-t-elle pas aussi une réalité statistique et psychologique moins souriante ?&lt;/span&gt; ». Très documenté, le livre souffrira surement de la comparaison avec le King Kong Théorie de Despentes, qu’il cite d’ailleurs à de nombreuses reprises. Si elle n’a pas la force De Despentes, Cécile Daumas développe une réflexion salutaire, qu’il fait bon à entendre et tente de poser quelques pistes pour un nouveau féminisme « d&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ébarrassé des réflexes parfois puritains et revendicatifs &lt;/span&gt;».  &lt;br /&gt;Enfin, Dominique Méda et Hélène Périvier appellent quand à elle au &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;deuxième âge de l’émancipation&lt;/span&gt;, dans leur livre au titre éponyme. Sous titré, « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la société, les  femmes et l’emploi&lt;/span&gt; ». Pour elles, il faut « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;non seulement poursuivre le combat des droits et des représentations mais également ouvrir un nouveau front : celui d’une profonde réorganisation économique et sociale &lt;/span&gt;». Un livre très documenté, qui fait le point en matière d’inégalités, expose quelques expériences étrangères pour nourrir le débat et tentent de définir ce que sera la « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nouvelle voie française &lt;/span&gt;».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-2130842368741704791?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/2130842368741704791/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=2130842368741704791' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2130842368741704791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/2130842368741704791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/01/ces-derniers-temps-pas-mal-de-bouquins.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-7006673873848588269</id><published>2007-01-05T03:58:00.000-08:00</published><updated>2007-01-05T04:04:06.506-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bonne année'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ça matche ou bien ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ma Bonne amie C* m'a dit qu'il était temps que me sorte le plumier que j'avais dans le cul? C'est dit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-7006673873848588269?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/7006673873848588269/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=7006673873848588269' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7006673873848588269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/7006673873848588269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2007/01/matche-ou-bien-ma-bonne-amie-c-ma-dit.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-37365160.post-116336374913168613</id><published>2006-11-12T12:35:00.000-08:00</published><updated>2007-10-16T10:30:37.221-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='queer comics'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Alison Bechdel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fun  Home'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2690/4196/1600/BD%20couv.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2690/4196/320/BD%20couv.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;FUN HOME, d'Alison Blechdel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jusqu'alors, on connaissait &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alison Bechdel&lt;/span&gt; pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dykes to watch out for,&lt;/span&gt; une série de petits comics narrant avec humour les aventures d'une bande de copines lesbiennes. Elle publie aujourd"hui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fun Home&lt;/span&gt;, une des meilleures autobiographies en bande dessinées depuis Maus de Spiegelmann ou Persépolis. Un bouquin formidable et poignant sur la relation père-fille (un sujet rarement traité de façon intelligente) et la difficulté de se construire sur un non-dit. le livre est publié chez Denoël Graphic, vaut 20 euros et est à acheter de toute urgence.&lt;br /&gt;J'ai profité de son passage à Paris le 26 octobre 2006 pour interviewer Alison Bechdel. Je la rejoins Rive Gauche, rue du cherche- midi à son hôtel. Alors que je feuillète distraitement Madame Figaro qui tente de me convaincre que vraiment, Charlotte Gainsbourg est formidable, elle surgit, vêtue de noir, l'allure sportive, le cheveu court. Il est 15 h, elle sort de son court de yoga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fun Home a recu des crtitiques dithyrambiques aux Etats-Unis. Ça vous a surprise ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Beaucoup. Je fais des comics depuis presque 25 ans et je n’ai jamais bénéficié de ce genre de couverture. Mes livres étaient lus par un public spécifique et restreint : lesbiennes, gay. Je n’ai jamais eu cette attention de la part du mainstream. Ça a été un choc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous avez pensé que votre travail passé n’intéressait pas les gens ? Que vous aviez changé quelque chose dans votre travail ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ça m’a questionné ! Mon travail passé était-il mauvais ? je pense tout de même que la raison principale c’est que mes comics étaient queer, et tournés vers ce public là. Peut être que maintenant les gens vont s’intéresser à mes premiers livres…Je pense qu’une des raisons pour lesquelles Fun Home a eu autant de succès c’est parce que c’est un roman familial. Les gens raffolent d’histoires vrais sur les familles « dysfonctionnelles»..Les romans graphiques sont devenus très populaires aux Usa. Je pense que mon livre est sorti au bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous avez aussi dit aussi qu’il y avait actuellement une coïncidence entre cette popularité nouvelle des comics et le fait que les gens étaient prêts pour les histoires gais et lesbiennes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Les comics et les gays et lesbiennes ont en commun d’avoir été regardé de haut, critiqué avant aujourd’hui de devenir plus fréquentable et acceptés. Fun Home est une histoire queer, même si cela parle de la relation d’un père et de sa famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En parlant  d’acceptation ou du moins de représentation mainstream, que pensez-vous de L Word ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas vu toute la série. J’ai loué certains DVD. Les auteurs de cette série ont un challenge intéressant à relever : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L Word&lt;/span&gt; est une série très grand public, regardée par beaucoup d’hommes. Donc ils faut qu’il les titillent, comme dans la saison 2 où il y a beaucoup d’épisodes de ce genre. Mais ils distillent aussi dans leurs scénarios des problématiques et histoires qui s’adressent directement aux lesbiennes. C’est intelligent, et drôle. Je pense que les lesbiennes n’auraient jamais pu se voir à la télé sans ce compromis. Elles n’auraient pas eu les moyens de se financer . le public est trop restreint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous pensez ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Je ne sais pas. L’industrie télé le pense, et c’est ça qui est important !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est-ce la première fois que vous êtes publiée par une grosse maison d’édition et plus une indépendante ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Cela a aussi beaucoup joué dans le succès du livre. Ca a été une expérience géniale parce qu’il y avait des dizaines de personnes qui bossaient sur mon livre. Jusque-là j’ai toujours travaillé avec des petites structures , avec une ou deux personnes qui faisaient tout, avec beaucoup de passion il est vrai. Mais quand tu as la possibilité d’avoir une personne qui travaille uniquement à concevoir la couverture, c’est une chose merveilleuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment avez-vous commencé à dessiner ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours dessiné, comme tous les enfants. La différence c’est que je ne me suis jamais arrêtée. Je voulais devenir dessinatrice quand j’étais enfant mais en vieillissant j’ai eu l’impression que c’était impossible : c’était trop dur, presque personne ne trouvait du travail dans ce secteur. Les journaux employaient très peu de dessinateurs et quand c’était le cas les gens en place le restaient pendant 30 ans ! J’ai pensé un temps devenir graphiste. Je suis finalement devenue dessinatrice de BD, presque par hasard.&lt;br /&gt;Quand j’ai fini la fac, j’ai commencé à faire ces dessins de lesbiennes. Parce que je ne voyais nulle part dans les livres des femmes qui me ressemblaient. J’ai eu envie de voir des images, des représentations de moi-même. J’ai commencé à les publier gratuitement dans des petits fanzines gays. Je venais de terminer la fac. Je travaillais à côté, des boulots alimentaires, stupides. Quand j’ai eu trente ans, j’ai réussi à vivre de ma BD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous vous êtes lancée dans la série des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dykes to watch out for&lt;/span&gt;, un titre qui en anglais joue signifie à la fois « à suivre » et « à surveiller ». Vous trouviez que les lesbiennes étaient des êtres « à surveiller » à l’époque ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je voulais en effet exprimer la peur, la dimension un peu sécuritaire qu’il y avait envers les lesbiennes et aussi encourager les gens à les regarder. Ma première motivation c’était de les rendre visible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu’est ce qui vous a décidée à écrire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fun Home &lt;/span&gt;? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est une histoire que je voulais raconter depuis longtemps. Mon père est mort. Un an après, j’ai réalisé à quel point cela pouvait constituer une histoire intéressante. Mais je n’avais pas à l’époque ni l’aptitude artistique, ni le recul nécessaire émotionnellement. C’était aussi très difficile parce que c’était un secret de famille. Révéler que mon père était gay et qu’il s’était suicidé. Vingt ans ont passés et les mentalités ont changé. Cela ne semblait plus si terrible de dire que mon père était gay !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’avez-vous à un moment envisagé comme un roman ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quand j’étais plus jeune c’est vrai que c’était pour moi la seule façon de penser cette histoire. Mais je ne pouvais pas le mettre en mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La littérature reste le domaine de votre père ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Je pense que je suis devenue dessinatrice de BD pour ne plus avoir à encourir le jugement, l’œil critique de mon père. Et aussi de ma mère. Tous deux aimaient vraiment la littérature, la poésie. Je ne pouvais pas me mesurer à ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans votre famille, il semblait vital que chacun d’entre vous trouve sa propre forme d’expression artistique, bien distincte de celle des autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Nous étions aussi très isolés les uns des autres. C’était très intellectuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce livre est votre façon d’enterrer votre père ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Pour moi c’est ma façon de l’enterrer, d’honorer sa mémoire. Son enterrement réel m’a semblé faux, vide de sens. Cela ne ressemblait pas à mon père. Fun Home est une façon d’envisager la vie et la mort de mon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est-ce en même temps une extension du journal que vous teniez petite fille ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Il est tout aussi obsessionnel que l’était mon journal ! Il y aussi la nécessité commune aux deux projets de dire la vérité. La raison pour laquelle j’ai commencer à employer ce signe (une sorte d’accent circonflexe NDLR) synonyme pour moi de « I Think», c’était parce que j’avais peur que ce que j’écrivais ne soit pas totalement vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous n’aviez pas confiance en vos émotions ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui d’une part et aussi parce que j’ai grandi dans une maison où il y avait des mensonges. C’est comme ça que j’interprète ce signe aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans le livre vous montrez aussi une photo de votre père en maillot et une deux vous, prises à 20 ans d’intervalle. Et vous écrivez « quelle traduction parfaite ». Vous vous êtes concue comme une traduction de votre père &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;C’est très juste. Et j’aime beaucoup l’idée de traduction. Tout langage est affaire de traduction, ça n’est jamais exactement ça. Il y a toujours un manque. Un des sujets du livre pour moi est ce fossé qui existe entre notre être intérieur et extérieur et comment nous essayons d’utiliser le langage pour le combler. Mais le pont n’est pas parfait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous aimez beaucoup les dictionnaires, non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui, j’adore. Il vient de m’arriver un truc incroyable. Mon éditeur m’a envoyé un mail pour me dire qu’ils voulaient que je fasse partie d’un collège d’experts des mots . Ce sont des linguistes, écrivains auquel le dictionnaire fait appel quand ils se posent des questions sur les mots. Ce collège discute des problèmes, vote. Je pense que mon obsession des définitions et des dictionnaires vient de cette envie de communiquer précisément. J’ai toujours voulu être aussi précise que possible&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce n’est pas très commun qu’un comic soit aussi bavard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Les puristes trouvent qu’il y a un peu trop de mots. Mais je m’en fiche, c’est façon de faire. Mon livre intéresse aussi, parce qu’il est si écrit, des gens qui ne lisent jamais de BD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avec votre père, les livres étaient devenues une façon d’échanger des sentiments&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui c’était un medium nécessaire entre nous. En même temps, je détestais que mon père me dise sans cesse quoi lire. Un des plaisirs de la littérature, c’est la découverte. Sinon, ça gâche un peu le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avez-vous déjà souhaité que votre père soit moins cultivé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui ! c’est drôle parce que bien sûr c’est une chance de grandir aux côtés de qqn de cultivé. Mais j’ai résisté très longtemps. J’ai 46 ans, je viens de commencer à lire de la poésie. Mon père était fan de poésie, j’ai donc détesté ça pendant très longtemps. Il a voulu vivre beaucoup de choses à travers moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avez-vous déjà souhaité que votre père soit hétéro ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C’était difficile pour vous, entant que lesbienne de grandir avec un père gay ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas qu’il l’était, même s’il était très féminin !J’adorais sa féminité. Aujourd’hui j’entretiens avec lui une proximité posthume, très forte. Parce qu’il était gay. Un des trucs que je regrette vraiment c’est qu’on ait pas pu rentrer dans ce bar gay ensemble lui et moi. Souvent je rêve que j’entre dans un bar gay avec mon père !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous travaillez d’une façon très particulière : Avant de les dessiner vous prenez en photo toutes les situations représentées, et mimez les positions des personnages. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’ai réalisé que j’allais plus vite. Par exemple pour celle-là je suis allée dans la forêt derrière ma maison ….ce n’est pas facile de dessiner l’anatomie humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D’où vous vient l’habitude de prendre les photos ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cela fait longrtemps. Je le faisais avec des polaroïds lais c’était devenu trop cher. J’ai eu un appareil numérique en 2002 et depuis je c’ets plus facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous avez recrée les lettres, les photos de familles. Elles existent toutes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Je les ai un peu éditées pour qu’elles fonctionnent mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vos maîtres sont Hergé et Robert Crumb. Vous aimez Tintin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup ! J’essaye d e lui ressembler d’ailleurs ! (elle touche ses cheveux). C’est drôle parce que ces deux artistes sont presque opposés. D’un côté la ligne claire d’Hergé de l’autre le détail fourmillant de Crumb. J’essaye que mon travail soit entre les deux. Hergé est un peu antiseptique, j’essaye d’être un peu plus chaleureuse. Mais j’aime sa précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous lisez beaucoup de BD ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et de livres ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pas trop pendant les sept dernières années que j’étais attelée à ce projet . Fun Home a vraiment pris toute mon énergie. C’est une forme d’art très exigeante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Votre famille a lu le livre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui. Ils ne m’ont rien dit sur le livre en lui-même, sur l’histoire. Ils m’ont livré leurs émotions et c’était assez problématique. Ils n’étaient pas contents. Mais je pense que c’est le cas dans les histoires familiales il était impossible pour eux de le prendre objectivement. Ma mère particulièrement. Pendant que j’écrivais le livre, elle a cessé de me raconter des choses sur mon père. Elle avait compris que j’utilisais ses souvenirs comme matériaux et était contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quels sont vos projets ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’ai envie de continuer dans le registre autobiographique. Je vais me pencher sur mes 20 ans. J’ai envie de parler de relations humaines et de ma propre expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par G.S., 26 octobre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/37365160-116336374913168613?l=velorouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://velorouge.blogspot.com/feeds/116336374913168613/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=37365160&amp;postID=116336374913168613' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/116336374913168613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/37365160/posts/default/116336374913168613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://velorouge.blogspot.com/2006/11/fun-home-dalison-blechdel-jusqualors.html' title=''/><author><name>Géraldine Sarratia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04682076556956576158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
